Défendons Afrin : défendons l’humanité !


Traduit de l’anglais pour le site de Ballast

Afrin ? Une région et une ville du même nom situées au Rojava, au nord-ouest de la Syrie, non loin de la fron­tière turque — majo­ri­tai­re­ment kurdes mais éga­le­ment com­po­sées d’Arabes, d’Assyriens, de Turkmènes et de Yézidis. L’opération Rameau d’o­li­vier ? Une attaque ter­restre et aérienne déclen­chée par le gou­ver­ne­ment turc le 20 jan­vier der­nier, aux côtés d’is­la­mistes et de l’Armée syrienne libre — dans l’in­ten­tion d’a­battre les for­ma­tions que le pré­sident Erdoğan tient pour « ter­ro­ristes » : le Parti de l’u­nion démo­cra­tique et ses branches armées, les fameux YPG/J, fers de lance de la révo­lu­tion confé­dé­ra­liste en cours. « Nous écra­se­rons qui­conque s’op­pose à cette lutte natio­nale », a par ailleurs pré­ve­nu celui qu’Emmanuel Macron a récem­ment reçu à Paris afin « de faire plus ensemble ». Face à ce car­nage, c’est un appel à la soli­da­ri­té et à l’u­ni­té des forces de gauche que lance Dilar Dirik, mili­tante du Mouvement des femmes kurdes.


Au moment où j’écris, l’armée turque est enga­gée dans une inva­sion trans­fron­ta­lière illé­gale de la région d’Afrin, au Kurdistan syrien. Prétendant com­battre des « ter­ro­ristes », l’État turc — can­di­dat à l’entrée dans l’Union euro­péenne, allié de l’Occident et deuxième plus grande armée de l’OTAN — a lan­cé un acte d’agression contre ceux-là mêmes qui ont impo­sé le res­pect au monde en vain­quant Daech, grâce à leur sacri­fice cou­ra­geux et leur résis­tance héroïque. La cam­pagne mili­taire com­prend des troupes de l’Armée syrienne libre (ASL) pro-Erdoğan et menace 800 000 civils, dont la moi­tié sont des dépla­cés internes ayant trou­vé refuge à Afrin depuis les régions d’Idlib ou d’Alep.

L’attaque d’Afrin suit à la lettre le b.a.-ba de l’impérialisme. L’offensive n’aurait pu être enga­gée sans l’accord de la Russie, qui contrôle l’espace aérien au-des­sus d’Afrin, ain­si que le consen­te­ment d’Assad et de l’Iran. Selon des res­pon­sables à Afrin, la Russie pro­pose de pro­té­ger la ville si, en échange, elle se trouve remise sous le contrôle du régime d’Assad : l’offre ayant été reje­tée, la Russie a don­né son feu vert à l’invasion par la Turquie. Dans le même temps, les États-Unis — qui, ces der­nières années, se sont ser­vis, lorsque cela leur était utile, des Kurdes comme d’une force fiable sur le ter­rain syrien lors de la coa­li­tion inter­na­tio­nale contre Daech — res­tent silen­cieux quant à l’ambition de leur allié de l’OTAN de sacri­fier les héros de la guerre contre Daech ; ils conseillent seule­ment à la Turquie d’« évi­ter les vic­times civiles ». Les gou­ver­ne­ments euro­péens, en par­ti­cu­lier l’Allemagne, ont leurs propres inté­rêts en jeu : l’armée turque uti­lise des armes et des blin­dés essen­tiel­le­ment euro­péens ; des armes qui sont aujourd’­hui dans la main de fas­cistes et poussent hors de leur foyer des mil­lions de gens, qui risquent la mort pour deve­nir des réfu­giés en Europe.

Après 7 ans de guerre, la Syrie est détruite. Daech est venu, a tué, puis est repar­ti ; des géno­cides et des mas­sacres ont été com­mis ; la démo­gra­phie et l’écologie de la région ont chan­gé ; Assad semble devoir res­ter pour de bon. Les exi­gences légi­times des Syriens qui des­cen­dirent dans la rue et ris­quèrent leur vie pour la digni­té, la liber­té et la jus­tice contre le régime d’Assad furent pro­fon­dé­ment tra­hies. Pendant ce temps, les puis­sants acteurs éta­tiques de la région, et au-delà, semblent avoir bou­clé la boucle — alors que plus d’un demi-mil­lion de per­sonnes sont mortes et que près de 6 mil­lions ont été dépla­cées. Les mili­tants disent que la Troisième Guerre mon­diale est en train d’avoir lieu dans la région. C’est dans ce contexte que la Turquie lance son offen­sive sur Afrin, qui excède de loin l’hostilité his­to­rique de l’État turc contre le peuple kurde. Cette bataille sym­bo­lise les deux options aux­quelles se trouvent confron­tés les peuples et les com­mu­nau­tés du Moyen-Orient : le mili­ta­risme, le patriar­cat, le fas­cisme et la dic­ta­ture, d’un côté, contrô­lés par des inté­rêts et des capi­taux impé­ria­listes étran­gers ; la soli­da­ri­té entre des com­mu­nau­tés auto­nomes, auto­dé­ter­mi­nées, libres et égales, de l’autre. La défense d’Afrin est une oppor­tu­ni­té pour la gauche de s’unir contre le fas­cisme et de se mobi­li­ser contre le mili­ta­risme, l’occupation et la guerre.

Rebelles de l’Armée syrienne libre occu­pant Afrin, 2018 (TNS)

Ce qui est en jeu

Les États connus pour avoir sou­te­nu des forces dji­ha­distes en Syrie — son­geons à la Turquie, à l’Arabie saou­dite et au Qatar — n’en ont pas moins inté­gré une coa­li­tion anti-Daech pour­tant menée par les puis­sances [occi­den­tales] qui, ayant enva­hi le Moyen-Orient (et com­mis des crimes de guerre au nom de la « guerre contre le ter­ro­risme »), ont posé les bases sur les­quelles Daech allait croître. Autant de forces natio­nales qui incarnent de façon sys­té­mique le capi­ta­lisme, l’étatisme auto­ri­taire, le fon­da­men­ta­lisme reli­gieux et, dans cer­tains cas, le fas­cisme le plus pur ; autant de forces soi-disant char­gées d’ins­tau­rer la démo­cra­tie et la paix ! À mesure que Daech occu­pait l’attention de la com­mu­nau­té inter­na­tio­nale, le pro­blème ini­tial posé par le régime dic­ta­to­rial et san­glant d’Assad était mis de côté, de même que toute idée d’une paix durable et juste en Syrie. Avec l’entrée de la Russie sur le théâtre des opé­ra­tions syrien et le rôle joué par l’Iran, le faux binôme de l’animosité sunnites/chiites — rac­cour­ci cou­ram­ment uti­li­sé pour entra­ver toute solu­tion juste au Moyen-Orient — s’en est vu ren­for­cé. Par-delà les conflits d’intérêts des puis­sances enga­gées, leur pra­tique com­mune a été de sup­pri­mer la moindre dis­sen­sion signi­fi­ca­tive, la moindre résis­tance éma­nant de la base, le moindre pro­jet d’alternatives démo­cra­tiques authen­tiques — condui­sant à la mobi­li­sa­tion d’idéologies fas­cistes et sec­taires, pour les­quelles les gens étaient prêts à tuer et mou­rir.

« Malheureusement, les espaces sec­taires et dog­ma­tiques de la gauche inter­na­tio­nale ont été inca­pables de voir clair dans ces poli­tiques d’émancipation, et d’agir en consé­quence. »

Toutes les ten­ta­tives d’autodétermination et d’autodéfense contre le colo­nia­lisme et l’exploitation capi­ta­liste doivent, dès lors, être anni­hi­lées pour que cet engre­nage fonc­tionne. On com­prend mieux les cam­pagnes de presse hos­tiles à l’en­contre de la révo­lu­tion de libé­ra­tion menée au Rojava — et plus par­ti­cu­liè­re­ment la ten­ta­tive, par de grandes puis­sances comme les États-Unis, d’utiliser mili­tai­re­ment le Rojava et de vider sa poli­tique de ses prin­cipes révo­lu­tion­naires. Tirant avan­tage des contra­dic­tions émer­geant au sein des jeux de pou­voir, les Kurdes n’ont eu de cesse d’être d’ac­cu­sés d’être les marion­nettes de l’impérialisme. Ils ont pour­tant ten­té de demeu­rer au plus près de leurs idéaux révo­lu­tion­naires, bien qu’at­ta­qués de toutes parts et pris dans des alliances tac­tiques avec cer­tains acteurs : s’é­chi­ner à éta­blir des sys­tèmes démo­cra­tiques radi­caux d’auto-gouvernement (tout en défen­dant la vie de mil­lions de gens mena­cés par les fas­cistes de Daech). Malheureusement, les espaces sec­taires et dog­ma­tiques de la gauche inter­na­tio­nale ont été inca­pables de voir clair dans ces poli­tiques d’émancipation, et d’agir en consé­quence, per­met­tant ain­si à l’impérialisme d’avancer en refu­sant de sou­te­nir les Kurdes au moment où cela leur était vital. Il n’est pas trop tard pour cor­ri­ger cette faute.

Résistance ou fascisme

Quelques mois seule­ment après que l’Unité de pro­tec­tion de la femme (YPJ) a annon­cé la libé­ra­tion de la capi­tale de Daech, Raqqa, où des mil­liers de femmes avaient été réduites en escla­vage durant des années, de purs fon­da­men­ta­listes sous le com­man­de­ment d’Erdoğan scandent à pré­sent des slo­gans fana­tiques, accom­pa­gnés d’étranges rituels guer­riers folk­lo­riques, lors de leur pas­sage en Syrie. Les sec­tions natio­na­listes laïques du spectre poli­tique turc, qui se défi­nissent comme « modernes », ont éga­le­ment salué l’opération [Rameau d’o­li­vier] par quelque glo­ri­fi­ca­tion du mili­ta­risme fas­ci­sant. Bien que les groupes dji­ha­distes comme Daech et autres suc­cur­sales d’Al-Qaïda aient déca­pi­té, cru­ci­fié, bien qu’ils aient vio­lé en groupe et qu’ils aient brû­lé vifs des inno­cents pen­dant des années à la fron­tière syro-turque, l’administration Erdoğan ne sem­blait alors pas pré­oc­cu­pée par ce « ter­ro­risme à ses fron­tières ». Les efforts pour mettre en lumière le sou­tien mili­taire, logis­tique et poli­tique turc de Daech n’ont jamais été enten­dus, même lorsque Erdoğan eut de la peine à conte­nir son exci­ta­tion face à la chute pos­sible de la ville syro-kurde de Kobané dans les mains de Daech, en 2014.

Erdoğan (DR)

Une fois de plus, il semble clair que les expé­riences d’émancipation des femmes et de démo­cra­tie mul­tieth­nique par la base, qui ont com­men­cé avec la révo­lu­tion du Rojava en 2012, consti­tuent une bien plus grande menace envers les inté­rêts turcs que n’importe quelle force de vio­leurs meur­triers. En d’autres termes, l’État turc sous Erdoğan essaie d’achever ce que Daech n’a pas réus­si à faire : anéan­tir les aspi­ra­tions légi­times à l’auto-détermination du peuple kurde et, avec elles, la pos­si­bi­li­té d’une alter­na­tive au Moyen-Orient fon­dée sur la soli­da­ri­té, la jus­tice et la liber­té. Après une demi-semaine de l’opération spec­ta­cu­lai­re­ment bap­ti­sée « Rameau d’olivier », l’État turc a déjà com­mis des mas­sacres de civils. Dans les médias turcs, cette vio­la­tion du droit inter­na­tio­nal est dési­gnée comme une guerre pour « la démo­cra­tie, la fra­ter­ni­té et la paix ». Le double lan­gage de la « guerre au ter­ro­risme » ini­tié par l’administration Bush aux États-Unis est uti­li­sé pour trom­per la socié­té turque et le monde, en sug­gé­rant que cette opé­ra­tion est néces­saire à la pro­tec­tion des citoyens turcs contre des attaques « ter­ro­ristes » et à la défense de la sou­ve­rai­ne­té natio­nale…

« L’État turc sous Erdoğan essaie d’achever ce que Daech n’a pas réus­si à faire : anéan­tir les aspi­ra­tions légi­times à l’auto-détermination du peuple kurde. »

En réa­li­té, l’invasion est conduite par l’État même qui a empri­son­né des enfants, des acti­vistes locaux, des par­le­men­taires et des maires léga­le­ment élus, des jour­na­listes, des avo­cats, des ensei­gnants, des ambas­sa­deurs de la paix, des acti­vistes des droits humains, des défen­seurs des droits de la femme et des uni­ver­si­taires qui récla­maient la paix, et non la guerre. Les faits sont défor­més, le droit inter­na­tio­nal est sus­pen­du. Un véri­table crime, his­to­rique, est en train d’être per­pé­tré sous les yeux du monde entier.

Côte à côte avec Afrin

Le pro­verbe kurde « Nous n’a­vons d’a­mis que les mon­tagnes » est sou­vent répé­té dès qu’il est ques­tion des mas­sacres innom­brables, des injus­tices et des tra­hi­sons dont le peuple du Kurdistan a fait l’expérience à tra­vers son his­toire. Sur quatre des plus impor­tants pays du Moyen-Orient — la Turquie, l’Irak, l’Iran et la Syrie —, le Kurdistan est constam­ment mena­cé par des attaques géno­ci­daires de tous côtés. Ce dic­ton résonne avec l’expérience vécue plus qu’elle ne le devrait. On sai­sit mieux pour­quoi les Kurdes — ou n’importe qui, pla­cé dans la même situa­tion — ne peuvent faire confiance à l’État pour sou­te­nir leurs dési­rs de paix et de jus­tice. La coopé­ra­tion tac­tique récente avec la Russie et les États-Unis en Syrie s’est révé­lée pour ce qu’elle est au tra­vers des der­niers assauts turcs : rien de plus que des jeux de pou­voir impé­ria­listes avec ces deux super­puis­sances, connues pour leur volon­té de sacri­fier les vies de mil­lions de civils afin de sau­ve­gar­der de plus amples inté­rêts géo­po­li­tiques. Le mou­ve­ment de libé­ra­tion kurde a agi en connais­sance de cause ; c’est pré­ci­sé­ment pour­quoi, le jour de la tra­hi­son adve­nue, ses struc­tures auto­nomes fon­dées sur l’autogestion ne dis­pa­raissent pas mais triomphent. La popu­la­tion d’Afrin, forte de la conscience et de l’expérience de l’autogestion acquises depuis des années, est aujourd’hui prête à se défendre contre n’importe quelle attaque et n’importe quelle occu­pa­tion.

Rojava (DR)

Il est main­te­nant clair que les peuples du Moyen-Orient ne peuvent comp­ter que sur leurs propres efforts et leurs propres forces afin de mobi­li­ser la puis­sance popu­laire, la soli­da­ri­té et la fra­ter­ni­té inter­na­tio­nales. Partout dans le monde, les acti­vistes kurdes ont occu­pé une fois de plus les rues pour pro­tes­ter contre la guerre inter­na­tio­nale qui attente à leur lutte pour la liber­té. Le sou­lè­ve­ment mas­sif, long de plu­sieurs mois, à tra­vers le Kurdistan et au-delà a joué un rôle déci­sif dans la vic­toire finale de Kobané en jan­vier 2015. Les reven­di­ca­tions des mani­fes­ta­tions de soli­da­ri­té actuelles ne portent pas que sur la fin des attaques mili­taires ; elles appellent aus­si à la fin du com­merce des armes avec la Turquie et au démar­rage d’un véri­table pro­ces­sus du paix, à la fois en Turquie et en Syrie. Dans l’esprit de Kobané, il est aujourd’­hui cru­cial de mobi­li­ser la soli­da­ri­té de façon mas­sive et rapide pour Afrin. On ne peut jamais se fier aux États pour prendre la tête de la lutte pour la jus­tice. Les gens ordi­naires, les oppri­més, les résis­tants, les amou­reux de la liber­té et les com­mu­nau­tés du monde doivent être des cama­rades. Exactement comme des cen­taines de mil­liers de per­sonnes en Argentine, en Afghanistan ou en Afrique du Sud se sont jointes à nos mani­fes­ta­tions, à nos sit-ins et à nos actions en 2014 afin de défendre Kobané du fas­cisme de Daech. Le mou­ve­ment de libé­ra­tion kurde et toutes les forces pro­gres­sistes en Syrie — et au Moyen-Orient en géné­ral — dépendent de la puis­sance de la soli­da­ri­té inter­na­tio­nale en cette heure his­to­rique.

On peut voir dans la bataille d’Afrin les dimen­sions uni­ver­selles des luttes popu­laires contre le fas­cisme, la dic­ta­ture et la mort — celles, aus­si, pour la démo­cra­tie, la liber­té et la jus­tice. Le futur d’Afrin sym­bo­lise le des­tin d’une région qu’on a pri­vée d’une vie digne depuis trop long­temps. Il n’est donc pas exa­gé­ré de dire qu’Afrin incarne actuel­le­ment la défense de l’humanité. Voilà à quoi la guerre contre le fas­cisme au XXIe siècle res­semble, en Mésopotamie. Nous devons nous tenir aux côtés d’Afrin pour la défendre contre le fas­cisme.

¡ No pasarán !


Texte tra­duit de l’anglais, pour Ballast, par Jean Ganesh et Patrick Zech, avec l’aimable auto­ri­sa­tion de l’auteure (texte ori­gi­nal : « A call for soli­da­ri­ty : defend Afrin — defend huma­ni­ty ! », ROAR, 24 jan­vier 2018)

REBONDS

☰ Lire notre entre­tien avec Olivier Grojean : « Le PKK n’est pas une ins­ti­tu­tion mono­li­thique », décembre 2017
☰ Lire notre ren­contre avec la Représentation du Rojava, juillet 2017
☰ Lire notre tra­duc­tion « La démo­cra­tie radi­cale contre Daech », Dilar Dirik, mai 2017
☰ Lire notre entre­tien avec Chris Den Hond : « Les Kurdes sont en train d’écrire leur propre his­toire », mai 2017
☰ Lire notre tra­duc­tion « Quelle révo­lu­tion au Rojava ? », avril 2017
☰ Lire notre article « Une coopé­ra­tive de femmes au Rojava »Hawzhin Azeez, jan­vier 2017

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Dilar Dirik
Dilar Dirik

Originaire de la Turquie, elle milite pour la cause féministe et la reconnaissance, à l'international, de la lutte du peuple kurde. Elle travaille comme doctorante en sociologie à l'université de Cambridge.

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Au sommaire :
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