Une coopérative de femmes au Rojava


Texte inédit pour le site de Ballast

Le Rojava, ter­ri­toire auto­nome kurde au nord de la Syrie, sus­cite l’en­thou­siasme de nom­breux mili­tants de l’é­man­ci­pa­tion — jus­qu’à, pour cer­tains d’entre eux, s’y rendre afin de prendre les armes, comme autre­fois face à Franco, contre l’or­ga­ni­sa­tion théo­cra­ti­co-fas­ciste Daech. Le Parti de l’Union démo­cra­tique, issu du PKK turc, les branches mili­taires YPG-YPJ et l’ac­tion popu­laire quo­ti­dienne ont en effet de quoi nour­rir l’es­poir, en cette région rava­gée par le fon­da­men­ta­lisme reli­gieux, le des­po­tisme éta­tique et l’in­gé­rence des puis­sances inter­na­tio­nales : le Rojava pro­meut l’au­to­gou­ver­ne­ment des com­mu­nau­tés locales, le socia­lisme démo­cra­tique, l’é­co­lo­gisme liber­taire et le fémi­nisme… Hawzhin Azeez, mili­tante kurde et fémi­niste, a fait par­tie du Conseil de recons­truc­tion de Kobanê : elle par­ti­ci­pa, une année durant, au redres­se­ment de la ville après sa libé­ra­tion. Elle nous conduit aujourd’­hui au cœur d’une coopé­ra­tive de femmes et nous rap­pelle la nature de leur pro­jet poli­tique, par-delà le pré­sent conflit : s’or­ga­ni­ser et se déve­lop­per dos aux cir­cuits capi­ta­listes. ☰ Par Hawzhin Azeez


Zahra Shexo se penche sur sa machine à coudre et, d’une main méti­cu­leuse et experte, laisse le tis­su cou­rir entre ses doigts et sous l’ai­guille de la machine. Une dou­zaine de voix et de rires de femmes se mélange au bruit méca­nique et répé­ti­tif des machines. Cette salle de cou­ture est une vaste pièce, kaléi­do­scope de matières, d’é­chan­tillons, de fils et d’ac­ces­soires aux cou­leurs variées. Zahra est l’ac­tuelle admi­nis­tra­trice de la coopé­ra­tive tex­tile Amargê, de la ville de Kobanê. Les gens de l’ex­té­rieur avaient enten­du par­ler de la révo­lu­tion du Rojava en 2014, lorsque le groupe ter­ro­riste Daech avait ten­té de prendre le contrôle de Kobanê. Une bataille épique s’en était sui­vie. Quoiqu’en sous-nombre et sans l’ar­me­ment lourd dont leurs oppo­sants dis­po­saient, la résis­tance tenace des com­bat­tants kurdes du YPG et du YPJ par­vint à défendre Kobanê ; elle fut libé­rée le 26 jan­vier 2015. De nom­breux efforts avaient été entre­pris dans le nord kurde afin d’im­plan­ter des réseaux d’as­sem­blées popu­laires, avant même les Printemps arabes, les sou­lè­ve­ments de 2011 contre Assad et la révo­lu­tion du Rojava en 2012 (qui atti­ra la fureur de Daech). La coopé­ra­tive Amargê en est un bon exemple : créée il y a six ans, elle a tou­jours eu pour objec­tif de four­nir aux femmes de Kobanê des oppor­tu­ni­tés éco­no­miques. Actuellement, dix-sept d’entre elles y tra­vaillent.

« Les pro­fits sont répar­tis à éga­li­té entre tous les membres, contrai­re­ment au sys­tème de mar­ché capi­ta­liste. »

Les réseaux d’as­sem­blées popu­laires et de coopé­ra­tives que le peuple du Rojava a mis en place se basent sur le modèle radi­cal du Confédéralisme démo­cra­tique, fon­dé par le lea­der kurde Abdullah Öcalan — en pri­son depuis 1999 et condam­né à per­pé­tui­té en 2002 —, ins­pi­ré, bien avant 2011, par les tra­vaux de l’é­co­lo­giste amé­ri­cain Murray Bookchin. L’idéologie du Confédéralisme démo­cra­tique d’Öcalan com­porte trois piliers : une socié­té auto­nome et démo­cra­tique, une éco­lo­gie durable et l’é­ga­li­té de genre. Le modèle éco­no­mique du Rojava s’ins­crit dans ce cadre pour mettre en œuvre une éco­no­mie alter­na­tive basée sur un modèle social com­mu­nau­taire. Les coopé­ra­tives par­ti­cipent d’un réseau auto­nome d’as­sem­blées popu­laires dont l’ob­jec­tif est la liber­té pour tous. Ce sont des entre­prises auto­nomes et démo­cra­tiques, fon­dées à l’é­che­lon local, qui visent à répondre aux besoins éco­no­miques de la com­mu­nau­té tout en lui pro­po­sant des alter­na­tives acces­sibles. Par exemple, les coopé­ra­tives de femmes s’ef­forcent de fabri­quer des pro­duits qui soient sai­son­niers, arti­sa­naux et locaux, sou­vent ven­dus sur le mar­ché à des prix plus bas — aug­men­tant dès lors la demande.

Les coopé­ra­tives sont aus­si un lieu d’exer­cice de pra­tique démo­cra­tique, avec comme prin­cipe fon­da­men­tal « Un membre, une voix » : les pro­fits sont répar­tis à éga­li­té entre tous les membres, contrai­re­ment au sys­tème de mar­ché capi­ta­liste, fon­dé sur la logique de l’in­ves­tis­se­ment (le pro­fit y est pro­por­tion­nel en fonc­tion des parts déte­nues dans une affaire). Des mil­liers de coopé­ra­tives fonc­tionnent dans plus de cent pays dans le monde — dont le Royaume-Uni, l’Espagne, le Canada, les États-Unis ou encore l’Inde —, mais, au Rojava, nous en avons une concep­tion quelque peu dif­fé­rente. L’importance du sys­tème coopé­ra­tif tient aux efforts de démo­cra­ti­sa­tion de tous les sec­teurs de la socié­té, éco­no­mie com­prise. Ainsi, la mise à dis­po­si­tion de moyens et la recherche de nou­velles pistes per­met­tant aux groupes tra­di­tion­nel­le­ment mar­gi­na­li­sés — comme les femmes — de par­ti­ci­per acti­ve­ment à l’é­co­no­mie locale sont un aspect essen­tiel de ce modèle démo­cra­tique radi­cal. Plus encore, il contri­bue à ins­tal­ler, à échelle popu­laire, des pra­tiques effec­tives de démo­cra­tie, tout en décen­tra­li­sant et en amoin­dris­sant le pou­voir de contrôle du mar­ché par l’État. Les coopé­ra­tives per­mettent à la com­mu­nau­té de pro­duire des biens d’o­ri­gine locale et d’y créer des emplois, offrant ain­si la pos­si­bi­li­té aux tra­vailleurs non-qua­li­fiés d’acquérir des com­pé­tences.

Avec la guerre, ses réper­cus­sions sur l’économie de la région du Rojava et l’embargo en cours impo­sé par la Turquie, ce sys­tème répond à un pro­blème récur­rent ren­con­tré par cette com­mu­nau­té. Les can­tons de la Fédération démo­cra­tique du Rojava et le nord de la Syrie ont une éco­no­mie basée sur l’a­gri­cul­ture et l’é­le­vage : les coopé­ra­tives consti­tuent une forme d’or­ga­ni­sa­tion et de déve­lop­pe­ment éco­no­mique à part entière, contes­tant les fon­de­ments mêmes de la socié­té capi­ta­liste et patriar­cale. Au Rojava, les coopé­ra­tives de femmes sont créées et enca­drées par l’or­ga­ni­sa­tion fédé­ra­trice fémi­nine Kongreya Star (« Congrès Étoile »), qui super­vise l’en­semble. Le mou­ve­ment des femmes remonte à 2005, alors que la région était encore sous l’au­to­ri­té du régime de Bachar el-Assad, mais il s’a­vé­rait déjà bien orga­ni­sé lorsque la révo­lu­tion du Rojava écla­ta le 19 juillet 2012. Les femmes du Rojava avaient déve­lop­pé une cer­taine expé­rience en matière d’au­to-orga­ni­sa­tion ; depuis, elles jouent un rôle pré­pon­dé­rant dans l’or­ga­ni­sa­tion de la socié­té : elles dirigent des pro­grammes idéo­lo­giques, des Conseils, des Communes et des coopé­ra­tives dans les sec­teurs de l’é­du­ca­tion, de l’é­co­no­mie, de l’au­to­dé­fense, des affaires sociales, de la jus­tice, de l’é­co­lo­gie, de l’art… Chaque can­ton a son quar­tier géné­ral, chaque ville du can­ton a son propre bureau et son équipe de Kongreya Star — avec l’aide du Conseil éco­no­mique des femmes, ces équipes sou­tiennent la créa­tion et le fonc­tion­ne­ment des coopé­ra­tives.

« Le mou­ve­ment des femmes remonte à 2005, alors que la région était encore sous l’au­to­ri­té du régime de Bachar el-Assad. »

D’après Midya Qamishlou, ingé­nieure agro­nome et repré­sen­tante du Conseil éco­no­mique des femmes de Qamishlou, il existe une dizaine de coopé­ra­tives de femmes — dans le tex­tile, la res­tau­ra­tion, l’in­dus­trie agri­cole et lai­tière — dans cette seule ville. Midya note que « les femmes peuvent gagner de 30 000 à 45 000 livres syriennes par mois [soit 75 à 85 euros, ndlr] ». Elle affirme aus­si que ces coopé­ra­tives « per­mettent aux femmes de prendre confiance en elles et de sou­te­nir leur famille en cette crise éco­no­mique. Mais le plus impor­tant, c’est le rôle qu’elles jouent dans l’ef­fort col­lec­tif pour une vie libre pour tous, et en par­ti­cu­lier pour les femmes. Elles par­ti­cipent au défi lan­cé contre la struc­ture patriar­cale de la socié­té, en s’as­su­rant de l’ins­tau­ra­tion d’une éga­li­té. Lorsque les femmes reprennent leur rôle tra­di­tion­nel de contri­bu­trices prin­ci­pales de l’é­co­no­mie, les hommes ne peuvent qu’en prendre conscience et revoir leur per­cep­tion du rôle des femmes dans la socié­té ». L’une des plus connues, la coopé­ra­tive Warshin, tra­vaille dans le tex­tile ; Shieler, dans les pro­duits lai­tiers ; Dastar est un conglo­mé­rat de plu­sieurs petites coopé­ra­tives de conserves ; Adar est une coopé­ra­tive bou­lan­gère. Selon Midya, un nou­veau genre de coopé­ra­tives voit le jour depuis peu, qui s’é­loigne des pre­miers modes d’organisation : les mar­chés de femmes, orga­ni­sés en étals tenus et diri­gés par elles, ven­dant leurs propres pro­duits de fabri­ca­tion arti­sa­nale. L’objectif est d’é­tendre ces mar­chés dans toutes les villes du can­ton de Cezire1. Aujourd’hui, le mar­ché des femmes de Derik est sur le point d’ou­vrir ; à Qamishlou et Amude, on en éla­bore les plans et le futur empla­ce­ment.

La com­mu­nau­té s’éloigne ain­si des pra­tiques capi­ta­listes tra­di­tion­nelles, encou­rage les tra­vailleurs à s’émanciper de la figure tra­di­tion­nelle de l’employeur (et de l’exploitation qui en découle sur le plan des salaires et des condi­tions de tra­vail), bâtit un endroit où il est pos­sible de s’organiser et déve­lop­per une conscience idéo­lo­gique propre. La guerre actuelle contre Daech, les com­bats constants contre le gou­ver­ne­ment Assad, les bom­bar­de­ments menés par les États-Unis, la Russie et le régime en place, la récente inva­sion de la Syrie par la Turquie et l’annexion de Jerablus avec le concours de l’Armée syrienne libre — qui compte dif­fé­rents groupes ter­ro­ristes isla­miques — ont conduit à la des­truc­tion de cen­taines de vil­lages, de fermes et de foyers, ont contraint des mil­liers de per­sonnes à se dépla­cer. Le taux de chô­mage s’est mis à aug­men­ter dans la région. Parallèlement, chaque can­ton a accueilli des mil­liers de réfu­giés de Manbij, Raqqa et Bab, sou­met­tant l’économie locale à une forte pres­sion. Le choix de sub­ve­nir aux besoins d’une com­mu­nau­té vic­time d’un embar­go, à qui les pays voi­sins ont fer­mé leurs fron­tières et qui empêchent jusqu’aux convois huma­ni­taires de tra­ver­ser la zone, a confir­mé que ce nou­veau modèle est une poli­tique indis­pen­sable à la sur­vie et à l’au­to­dé­fense de la com­mu­nau­té.

La Société coopé­ra­tive Kasrek — l’une des plus grandes, située dans la région de Dirbesiye — s’ar­ti­cule autour de plu­sieurs pro­jets, por­tant prin­ci­pa­le­ment sur la pro­duc­tion agri­cole et l’élevage. Elle regroupe 4 000 per­sonnes : chaque membre a par­ti­ci­pé au pro­jet à hau­teur d’environ 100 dol­lars en ache­tant des « parts ». Le gou­ver­ne­ment lui a attri­bué près de 15 000 hec­tares de terres où des légu­mi­neuses (pois, pois chiches, len­tilles), du blé et du cumin ont com­men­cé à être plan­tés. Dix hec­tares sont dédiés aux légumes, notam­ment à des serres pour la culture de tomates, de per­sil, de concombres, d’ail, d’oignons, de radis, de lai­tues, d’épinards ou de carottes. Le pro­jet pré­voit éga­le­ment des terres des­ti­nées au bétail et à des arbres frui­tiers, dont des oli­viers. Un trou­peau de mou­tons de 1 000 têtes a déjà été ache­té — l’objectif étant d’augmenter le chep­tel afin de créer à terme une indus­trie lai­tière. Pour assu­rer la péren­ni­té de ce pro­jet, la coopé­ra­tive a fait l’achat d’engins agri­coles et ouvert une cli­nique vété­ri­naire. La coopé­ra­tive Hevgirtin, dans la ville de Tirbispiye, s’a­vance à grande échelle et regroupe dif­fé­rentes acti­vi­tés : née il y a six mois, elle pos­sède plu­sieurs antennes dans le can­ton de Cezire. Son objec­tif est de four­nir à la com­mu­nau­té des vivres à meilleur prix ain­si que d’autres pro­duits de base. Dans la ville d’Hesekê, la pre­mière coopé­ra­tive de femmes a vu le jour en juin 2016, avec le pro­jet de pro­duire du muham­ma­ra, une sauce à base de piment rouge. Les coopé­ra­tives tra­vaillent sou­vent ensemble ; les pro­duits d’Hesekê sont par exemple ven­dus dans les coopé­ra­tives Hevgirtin. La coopé­ra­tive Amûde assure, quant à elle, la sub­sis­tance de plus de 2 000 familles.

« Toutes les grandes indus­tries, les usines et les prin­ci­paux pro­duc­teurs étaient éta­blis à l’extérieur du Rojava, essen­tiel­le­ment dans les zones à forte concen­tra­tion arabe. »

Si le modèle coopé­ra­tif per­met de sub­ve­nir aux besoins des com­mu­nau­tés, l’objectif à long terme des diri­geants de la région est plus com­plexe. À l’époque du régime de Bachar el-Assad, le gou­ver­ne­ment syrien — à l’instar du Kurdistan Nord en Turquie aujourd’­hui — a sciem­ment appli­qué une poli­tique de sous-déve­lop­pe­ment, notam­ment dans le domaine des infra­struc­tures, de l’éducation et de la san­té, créant des dilemmes éco­no­miques encore pré­sents. Toutes les grandes indus­tries, les usines et les prin­ci­paux pro­duc­teurs étaient éta­blis à l’extérieur du Rojava, essen­tiel­le­ment dans les zones à forte concen­tra­tion arabe. Le Rojava est donc confron­té à un défi conti­nu : le déve­loppement de sa capa­ci­té éco­no­mique à long terme. Au vu de l’instabilité actuelle en Syrie et du risque que le conflit se pro­longe, conser­ver son indé­pen­dance vis-à-vis du gou­ver­ne­ment et avoir la garan­tie d’une situa­tion socio-éco­no­mique opé­ra­tion­nelle s’a­vère essen­tiel à la péren­ni­té du Rojava. L’objectif prin­ci­pal est, à l’a­ve­nir, d’encourager l’industrialisation sans tou­te­fois ouvrir le mar­ché natio­nal aux marchés occi­den­taux comme il se fait habi­tuel­le­ment. Un autre objec­tif essen­tiel est de faire en sorte que la région du Rojava ne devienne pas tri­bu­taire de res­sources exté­rieures — comme c’est le cas du Kurdistan du Sud, au nord de l’Irak, dont l’économie repose désor­mais tota­le­ment sur le pétrole et donc sur les inves­tis­seurs et les mar­chés étran­gers. L’embargo dont le Rojava fait en ce moment l’objet, ain­si que la fer­me­ture des fron­tières, inter­disent l’importation de pétrole, de coton, de blé ou d’autres res­sources natu­relles pro­duites dans la région. Pour la même rai­son, il ne dépend pas non plus d’une aide exté­rieure ; de nom­breuses ONG et orga­ni­sa­tions, qui pro­pagent tra­di­tion­nel­le­ment l’idéologie néo­li­bé­rale du capi­ta­lisme, n’ont pas pu pas­ser la fron­tière et conta­mi­ner la région : la fer­me­ture des fron­tières du Rojava avec la Turquie et le Kurdistan ira­kien est peut-être un mal pour un bien… Le Kongreya Star et le Conseil éco­no­mique conti­nuent pen­dant ce temps de créer tou­jours plus de coopé­ra­tives afin de pro­té­ger la socié­té et de résis­ter au capi­ta­lisme.


Toutes les pho­to­gra­phies de l’ar­ticle sont de Hawzhin Azeez.
Texte tra­duit de l’an­glais par Cihan Gunes et Maude Morrison, pour Ballast.


REBONDS

☰ Lire notre article « Assad, éta­ti­ser la ter­reur », Sarah Kilani, jan­vier 2017
☰ Lire notre car­net de route « Retour en Syrie », Fares et Sarah Kilani, décembre 2016
☰ Lire notre entre­tien avec Patrice Franceschi : « Être un idéa­liste réa­liste, c’est-à-dire agir », février 2016
☰ Lire notre entre­tien avec Gérard Chaliand : « Nous ne sommes pas en guerre », décembre 2015
☰ Lire notre article « Bookchin : éco­lo­gie radi­cale et muni­ci­pa­lisme liber­taire », Adeline Baldacchino, octobre 2015
☰ Lire notre entre­tien avec Abbas Fahdel : « En Irak, encore dix ans de chaos », sep­tembre 2015
☰ Lire notre entre­tien avec Xavier Muntz : « Le dan­ger évident, pour la région, c’est le repli com­mu­nau­taire », mai 2015

  1. Qamishlou, Amude, Derbispiye, Heseke, Serikaniye, Terbispiye, Remilan, Derik et Til Tamir.
Sur le même sujet :
Hawzhin Azeez
Hawzhin Azeez

Militante kurde féministe, titulaire d’un doctorat en sciences politiques et relations internationales ; elle est spécialisée dans la reconstruction des sociétés d’après-guerre, dans l’édification de la Nation et la démocratisation.

Découvrir d'autres articles de



Abonnez-vous ! Chaque numéro papier, autonome du site Internet, propose des articles inédits.

couverture du 8

Notre huitième numéro est disponible en librairie et en ligne ! Chaque numéro papier, autonome du site Internet, propose des articles inédits.

Au sommaire :
Julien, une vie française (Léon Mazas) ▽ Marseille sous les décombres (Maya Mihindou) ▽ Rencontre avec Charles Piaget ▽ La gauche face à la technique (avec François Jarrige et Alex Williams) ▽ Athènes, lignes de front (Rosa Moussaoui) ▽ Les violences sexuelles au travail (Mélanie Simon-Franza, Stéphane Simard-Fernandez) ▽ Les animaux luttent aussi (Frédéric Côté-Boudreau) ▽ Nouvelles de l'Amassada (Roméo Bondon et Jules Gras) ▽ De l'esclavage à la coopération : chronique de la dépendance (Saïd Bouamama) ▽ Un portrait de Joris Evens (Thibauld Weiler) ▽ Au nouveau Tchangarey, Niger (Adam Elhadj Saidi Aboubacar et Marie Detemple) ▽ La dernière toile (Adeline Baldacchino) ▽ « Exit la terre » (Seyhmus Dagtekin)

Nous sommes un collectif entièrement militant et bénévole, qui refuse la publicité en ligne et papier. Vous pouvez nous soutenir (frais, matériel, reportages, etc.) par un don ponctuel ou régulier.