Mohammad Bakri : « Le droit en lui-même est un cri »


Entretien inédit pour le site de Ballast

Il est 21 heures. Mohammad Bakri et le jour­na­liste Alain Gresh entament une dis­cus­sion devant la salle comble du cinéma Le Luminor, à Paris. Pour sa rétros­pec­tive consa­crée au réa­li­sa­teur et acteur pales­ti­nien de natio­na­li­té israé­lienne Mohammad Bakri, la troi­sième édi­tion du Festival Ciné-Palestine com­mence fort, avec le film Jenin, Jenin, offi­ciel­le­ment sor­ti en 2002 mais res­té dans l’ombre des télé­vi­sions et du grand écran — sujet oblige. Bakri y lais­sait la parole aux habi­tants de Jénine, au len­de­main de l’o­pé­ra­tion Rempart menée par l’ar­mée israé­lienne. Dans le bar atte­nant à la salle, l’homme s’as­sied, nous salue — « Assalamu alay­koum » — puis, voix grave et œil vif, répond à nos ques­tions.


Votre film, Jenin, Jenin, a été cen­su­ré en Israël. Vous avez subi des menaces dès sa sor­tie, le 29 octobre 2002. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le film a été cen­su­ré et inter­dit en Israël pen­dant deux ans, depuis qu’il est sor­ti pour la pre­mière fois. La rai­son de cette inter­dic­tion était que le film pre­nait soi-disant un par­ti, qu’il mon­trait soi-disant l’armée israé­lienne comme une armée cri­mi­nelle, alors qu’elle ne l’est pas… C’est une bonne armée, comme cha­cun le sait, bien enten­du. (rires) La façon dont le film avait été réa­li­sé pou­vait, selon eux, créer de la confu­sion, une sorte de per­tur­ba­tion men­tale chez le public israé­lien. C’est sur cette base qu’ils ont inter­dit le film. De mon point de vue, ces jus­ti­fi­ca­tions ne sont pas fon­dées, pas convain­cantes. C’est pour cela que j’ai eu recours aux hautes ins­tances juri­diques. J’ai dépo­sé une plainte contre Israël. Un an après, j’ai réus­si à obte­nir un per­mis pour pré­sen­ter et dif­fu­ser le film, mais des groupes d’extrême droite ont fait appel aux familles des sol­dats israé­liens qui ont été tués à Jénine : elles ont orga­ni­sé une confé­rence de presse et fait pres­sion sur le tri­bu­nal afin qu’il gèle la dif­fu­sion du film le temps de révi­ser leur déci­sion. C’est ce qui s’est pro­duit — cela a pris une année de plus.

« Je n’ai aucune appar­te­nance, à part moi-même. Pourquoi me fait-on payer ce prix ? je ne sais pas, mais je suis prêt à le payer. Et je les emmerde ! »

Durant ces deux années, jusqu’à ce que le film soit auto­ri­sé, j’ai été atta­qué par tous les jour­naux israé­liens, par tous les médias israé­liens : on me trai­tait de ter­ro­riste, on disait que j’é­tais sou­te­nu par des ter­ro­ristes. On racon­tait que le film était tota­le­ment décon­nec­té de la réa­li­té, qu’il n’était que men­songes et mani­pu­la­tions que j’aurais déli­bé­ré­ment com­mis dans le but de mon­trer une mau­vaise image des Juifs, et non des Israéliens : pour eux, le film était com­plè­te­ment anti­sé­mite. Aujourd’hui, je peux mon­trer ce film par­tout en Israël, si la salle le sou­haite — mais, de fait, aucune salle n’a le cou­rage de le pro­je­ter. À tel point que cer­taines socié­tés de DVD ont refu­sé d’en créer un. Le film a été un échec en Israël ; on peut même dire qu’il a été un échec inter­na­tio­nal, en rai­son des pres­sions israé­liennes. Le meilleur exemple reste Arte. La chaîne devait dif­fu­ser le film le 1er mars 2003 ou 2004, je ne sais plus ; deux jours avant, j’ai eu un coup de télé­phone d’une dame qui tra­vaillait pour cette chaîne. Elle m’a dit, avec un fort accent alle­mand, que le film ne serait pas pro­je­té. Quand j’ai deman­dé pour­quoi, bien que j’en connais­sais déjà la rai­son, elle a bégayé et je n’ai pas com­pris sa réponse. Je ne la connais tou­jours pas aujourd’hui.

Vous annon­cez, au début du film, que le pro­duc­teur, Iyad Tahar Samoudia, a été assas­si­né avant la fin du tour­nage : est-ce à cause du film ?

Je ne sais pas pour­quoi il a été tué. Ce que je sais, c’est qu’il a été tué à bout por­tant : on lui a même mis le pis­to­let sur la tempe. (il mime le geste) Je ne veux pas me trom­per. Pourquoi a‑t-il été tué ? je ne sais pas ; je n’ai pas la preuve que c’est à cause du film. Mais ce que j’ai com­pris, après, c’est qu’il fai­sait par­tie des per­sonnes recher­chées par les ser­vices secrets israé­liens. Pour quelles rai­sons ? je l’i­gnore. Je ne peux donc pas répondre à votre ques­tion. J’ai dor­mi chez lui trois nuits, pen­dant que nous tour­nions Jenin, Jenin, et rien ne m’a inter­pel­lé. C’était un jeune homme de 24 ans, nou­vel­le­ment marié, plein d’énergie, plein de vie, jeune… et très patriote ! C’est l’impression que j’ai eue. À part cela, je n’ai pas d’autres infor­ma­tions. Comme il était avec moi et qu’il m’a héber­gé, et puisqu’il connais­sait bien les habi­tants du coin, il était mon guide. Si je deman­dais un vieux, une femme enceinte, un gamin de 12 ans, c’est lui qui me trou­vait ces per­sonnes que je cher­chais pour pou­voir cou­vrir l’ensemble de ces géné­ra­tions dans mon film. Je n’avais pas de scé­na­rio écrit. J’avais mon cœur et mon cer­veau un peu per­tur­bés, c’est tout. J’avais donc besoin d’un guide qui me dise où aller. Je n’avais pas de plan pré­éta­bli. Je suis allé recher­cher la véri­té. Un jour, j’ai allu­mé une bou­gie, j’ai déam­bu­lé dans le camp, et c’était lui, ma bou­gie. C’est pour ça que le film lui a été dédié après son assas­si­nat. Je lui suis recon­nais­sant pour le temps qu’il m’a consa­cré et la confiance qu’il m’a accor­dé.

Par Stéphane Burlot, pour Ballast

En 2002, les moyens ciné­ma­to­gra­phiques ne sont pas encore numé­riques et sont contrô­lés par les auto­ri­tés avant de pas­ser les fron­tières. N’y avait-il pas un dan­ger pour cette petite fille, par exemple, qui dénonce, face à la camé­ra, la répres­sion israé­lienne ?

En ce qui concerne les Palestiniens dans les camps, il ne sont pas plus expo­sés aux risques, au regard de ce qu’ils vivent déjà. Ils ont tous été tou­chés. Une fois que ta mai­son est détruite, qu’est-ce qu’il te reste ? Une fois que ton fils est tué, qu’est-ce qu’il te reste ? Quand les enfants meurent, qu’est-ce qu’il reste ? Quand même les ani­maux sont tués, que les oli­viers et les figuiers sont cou­pés, qu’est-ce qu’il te reste ? Quand des enfances entières sont oppri­mées… Je ne trouve plus les mots… Qu’est-ce qu’il reste à perdre ? Tout le monde était effec­ti­ve­ment expo­sé aux dan­gers et à ces risques dont je parle. Je les connais moi-même aujourd’hui, et toute ma famille les connaît : je suis contrô­lé, on inter­dit à mes enfants de tra­vailler. (il essuie dis­crè­te­ment une larme) Ils reçoivent des cen­taines de menaces, par télé­phone, par e‑mail — sans par­ler du nombre de pro­cès qui nous ont été inten­tés. Ma vie est deve­nue un cau­che­mar. Si on était dans un pays démo­cra­tique, c’est un prix que je ne devrais pas payer. Je ne devrais pas avoir peur pour ma vie et je ne devrais pas faire de cau­che­mars. Je devrais rêver de Paris, de Rome, de musique, de belles femmes… Là, je dois au contraire faire des cau­che­mars sur les guerres, les menaces… Sur quelle base ? parce que je suis un acteur ? un réa­li­sa­teur ? que j’ai fait quelque chose qui vient de ma conscience ? Je n’ai aucune appar­te­nance, à part moi-même. Pourquoi me fait-on payer ce prix ? je ne sais pas, mais je suis prêt à le payer. Et je les emmerde ! (il élève la voix)

Où le film a‑t-il été pro­je­té la pre­mière fois ? Quand a‑t-il pu dépas­ser les fron­tières de la Palestine ?

« Je — mais il faut se méfier de ce je — m’impose d’être moi-même. En étant moi-même, j’in­carne tous ces gens de Jénine. »

C’était dans le camp de Jénine, en pré­sence de tous les per­son­nages du film — sauf le pro­duc­teur, assas­si­né, dont on vient de par­ler. Toutes les cinq minutes, on avait une panne : l’écran s’éteignait et il nous fal­lait aus­si un cli­ma­ti­seur pour refroi­dir le moteur du pro­jec­teur. Le film dure cin­quante-deux minutes, mais la pro­jec­tion a duré deux heures trente, à cause de ces pro­blèmes. (rires) Je pense que la pre­mière fois qu’il a été pro­je­té en dehors de la Palestine, c’était sur Future TV au Liban, et en Espagne en 2003. Il n’y a pas eu d’autres pro­jec­tions. Je n’ai pas pu le dif­fu­ser ailleurs dans le monde.

Durant votre der­nier débat, avec le jour­na­liste Alain Gresh, vous avez décla­ré que « le film n’est pas une action mais une réac­tion ». Vous ajou­tiez ne rien com­prendre à la poli­tique. Votre réac­tion n’est-elle pour­tant pas celle d’un homme enga­gé ?

« Engagé » est un grand mot, et je n’aime pas ces slo­gans toni­truants. Aujourd’hui, j’ai écrit un post sur Facebook : peut-être qu’il va répondre à votre ques­tion. J’ai dit que les meilleurs lea­ders, les meilleurs modèles, ce sont ceux qui sont eux-mêmes, qui n’imitent per­sonne. J’essaie d’être moi-même. Je — mais il faut se méfier de ce « je » — m’impose d’être moi-même. En étant moi-même, j’in­carne tous ces gens de Jénine.

Votre fils, Saleh Bakri, a déci­dé de ne plus tour­ner dans aucun film israé­lien. Il a un jour lan­cé : « J’ai cette résis­tance en moi. » Peut-on dire « tel père, tel fils » ?  

Disons plu­tôt : tel fils, tel père. (rires) Saleh a choi­si cette voie du boy­cott, que je res­pecte. En ce qui me concerne, je boy­cotte toutes les ins­ti­tu­tions israé­liennes repré­sen­tées ou repré­sen­tant le gou­ver­ne­ment israé­lien. Mais je ne boy­cot­te­rai jamais un Israélien anti­sio­niste. Je ne peux pas boy­cot­ter cette per­sonne, car elle est vic­time, comme je le suis, et elle refuse d’obéir au sio­nisme. Si je ren­contre une telle per­sonne, je la sou­tiens, je suis avec elle. Mais je res­pecte la déci­sion de Saleh, car il est un homme libre et que c’est comme ça qu’il voit les choses. Nous nous aimons beau­coup, nous nous enten­dons, et nous avons aus­si nos diver­gences.

Par Cyrille Choupas, pour Ballast

« J’élève mes enfants en leur expli­quant que la résis­tance peut pas­ser par le ciné­ma », avez-vous dit. Il est com­pli­qué de réa­li­ser des films pales­ti­niens, finan­ciè­re­ment ; et sur­tout, il est dif­fi­cile de les dif­fu­ser. Comment la résis­tance peut-elle se faire, par le biais d’une image et d’un son que l’on nous inter­dit de voir et d’entendre ?

C’est très dur, mais pas impos­sible. Il y a des petits groupes, modestes, de petits col­lec­tifs : à Paris, à Rome, ailleurs. Il en existe, comme Ballast existe, comme le ciné­ma Le Luminor existe. Il existe d’autres lieux comme ceux-là par­tout dans le monde. Un pro­verbe dit : « Mieux vaut être bles­sé que tué et en retard plu­tôt qu’absent. » Nous devons être patients et nous devons avoir de l’espoir ; sans ces deux choses-là, la créa­ti­vi­té est impos­sible. Le ciné­ma incarne cet espoir — et c’est ça, la résis­tance. Ils ne peuvent pas nous voler l’amour, la joie, le sou­rire… C’est inter­dit — et c’est ça, la résis­tance. C’est ce qui leur fait le plus peur, les énerve le plus, parce qu’ils nous pré­fé­re­raient bar­bus, les yeux noir­cis, criant jusqu’au ciel. Non, nous ne nous serons pas comme ça : nous regar­de­rons avec de beaux yeux, nous allons sou­rire du fond du cœur et nous par­le­rons avec une voix douce pour trans­mettre notre mes­sage sans faire peur. (il parle très bas) Il y a suf­fi­sam­ment de peur dans le monde. Regardons ce qui s’est pas­sé à Londres, récem­ment. Non, non, non : nous ne vou­lons pas de ça. Nous vou­lons aimer les Anglais, les Français, les Allemands, les Américains, les Arméniens, les Kurdes, les Tziganes, les Noirs, les Jaunes, les Verts, les Bleus… Ce sont des gens comme nous, per­sé­cu­tés par les lea­ders de ce monde. Tout le monde est oppri­mé. Nous devons ren­con­trer les gens oppri­més, comme nous ; ces oppri­més ne vien­dront pas vers nous si nous leur trans­met­tons nos peurs et si nous leur crions des­sus. Si je suis dans mon droit, pour­quoi crier ? Je suis dans mon droit. Le droit en lui-même est un cri. Pourquoi devrais-je hur­ler ? Si je hurle, peut-être que je perds ce droit. Au contraire, je crée des mal­en­ten­dus. On ne hurle pas, on fait de la musique, de la beau­té, du ciel, de la mer, des gens, de l’âme. Voilà la résis­tance.

Le cinéaste israé­lien Eyal Sivan a dit qu’il pou­vait aller dans les uni­ver­si­tés et faire des confé­rences à peu près par­tout dans le monde, mais qu’il était bien plus dif­fi­cile de s’exprimer libre­ment sur le sujet, en France. Avez-vous fait le même constat ?

« Je ne boy­cot­te­rai jamais un Israélien anti­sio­niste. Je ne peux pas boy­cot­ter cette per­sonne, car elle est vic­time, comme je le suis, et elle refuse d’obéir au sio­nisme. »

Je m’exprime de la même façon en France, dans les camps, à Tel-Aviv, à Ramallah, chez moi à la mai­son, ou chez toi, si tu m’invites. Je me moque de l’endroit où je me trouve ; je parle ma langue, avec ma voix. Si ça te plaît, tant mieux, sinon, tant pis. Je pense que si tu parles vrai, avec tes propres convic­tions, tout le monde est prêt à t’écouter. Je pense que ta natio­na­li­té ne compte pas. Il faut par­ler au niveau des yeux à qui sau­ra t’écouter, mais pas d’en-haut, ni d’en-bas — direc­te­ment dans les yeux. Un méde­cin a dit un jour : « Personne ne peut mon­ter sur ton dos, sauf si tu te baisses. Si tu te baisses, on te monte des­sus. » Si je suis debout, c’est impos­sible ! Si je me courbe, à ce moment-là, tu peux m’a­voir. (il se lève pour mimer le geste) Il y a une très belle phrase d’Omar Al Mokhtar. Son épouse était décé­dée et il a beau­coup pleu­ré, énor­mé­ment. Ce qui n’est pas habi­tuel : un homme qui montre ses larmes est consi­dé­ré comme faible — c’est une honte. Par exemple, quand on voit le héros pleu­rer dans Jenin, Jenin, immé­dia­te­ment après, il s’essuie les yeux car ce n’est pas viril, c’est une fai­blesse. Moi je pense que c’est une force, mais je ne suis pas un homme viril. On a deman­dé à Omar Al Mokhtar « Pourquoi tu pleures ? », et il a répon­du « Je pleure car une fois, j’ai deman­dé à ma femme : Pourquoi, quand j’arrive dans notre tente, tu sou­lèves la ten­ture ? Sa réponse fut Je le fais pour t’éviter de te cour­ber, pour que tu ne te courbes jamais, sauf devant Dieu. »

Donc cela dépend de la façon dont tu vois les choses, et de l’en­droit où tu te trouves. D’ailleurs, ce n’est pas très impor­tant, où tu te trouves ; le plus impor­tant, c’est ce que tu veux dire ; pour­quoi tu veux le dire ; qu’est-ce qui te pousse à le dire ; où tu veux en arri­ver et à qui tu t’a­dresses. Tous ces fac­teurs doivent être réunis : ni Bakri, ni Sivan, ni l’Amérique, ni per­sonne ne peut empê­cher cela. Aucune impor­tance : l’oppression n’est le mono­pole de per­sonne. Le père ou la mère peut oppri­mer un de ses enfants, à l’avantage de l’autre. J’ai cer­tai­ne­ment été injuste envers l’un de mes enfants et favo­ri­sé l’autre. C’est la nature de l’Homme. La nature de l’Homme, c’est jus­te­ment de se trom­per — nous sommes humains et nous sommes le résul­tat de cer­taines condi­tions ; nous ne l’avons pas choi­si. Nous sommes nés sans le deman­der, mal­gré nous, nous n’avons choi­si ni nos parents, ni notre reli­gion, ni nos noms : nous n’avons rien choi­si. Qui sommes-nous ? Mahmoud Darwich n’a‑t-il pas dit : « Qui suis-je pour vous dire ce que je vous dis ? » Qui sommes-nous ? Nous ne sommes rien, en fin de compte.


Interprète : Rouba Hassan
Photographie de ban­nière : Jénine (DR) ; pho­to­gra­phie de vignette : Stéphane Burlot


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