L’abécédaire de Virginia Woolf


« Pourquoi la vie n’offre-t-elle pas une chose sur quoi poser la main et pou­voir dire : c’est ça ? », se deman­dait en 1926 Virginia Woolf, dans les pages de son jour­nal. Peut-être est-ce parce qu’on lui a pris beau­coup, de son vivant comme après son sui­cide, les poches pleines de pierres dans la rivière Ouse, en pleine Seconde Guerre mon­diale. Son père, sa mère et son frère aîné meurent avant ses 25 ans ; son mariage prend la forme d’un pacte où cha­cun perd autant qu’il gagne. Figure du fémi­nisme de la pre­mière moi­tié du XXe siècle, celle qui a mar­ché aux côtés des suf­fra­gettes est aujourd’hui louée pour son apport à l’émancipation des femmes et, prin­ci­pa­le­ment en Grande-Bretagne et aux États-Unis, cri­ti­quée pour de bien déplo­rables écrits confi­den­tiels1Sur le racisme et le mépris de classe, on consul­te­ra l’étude « Virginia Woolf and Offence » de l’essayiste bri­tan­nique Hermione Lee, parue en langue anglaise dans The Art of Literary Biography (John Batchelor, 1995). L’antisémitisme de l’auteure est par ailleurs ana­ly­sé par sa bio­graphe Viviane Forrester — qui s’étonne du silence en la matière — comme un « sui­visme », entendre un attri­but mon­dain par­ta­gé par ses rela­tions, et un trait « récur­rent, spon­ta­né comme un tic ». En 1938, Woolf se décla­ra tou­te­fois « juive » autant que son mari, la guerre s’avançant.. « Si nous [les femmes] pou­vions nous libé­rer de l’esclavage nous pour­rions libé­rer les hommes de la tyran­nie », oppo­sa-t-elle à la pro­gres­sion du fas­cisme en Europe. À l’auteure de fic­tion, bien connue, choi­sis­sons ici l’écrivaine de son temps.


Animaux : « Car, si nombre d’instincts sont com­muns aux deux sexes, se battre a tou­jours été l’apanage des hommes, pas celui des femmes. Cette dif­fé­rence, fût-elle natu­relle ou acci­den­telle, s’est nour­rie de la loi et de l’usage. Tout au long de l’histoire, il est rare qu’un être humain soit tombé sous les balles d’une femme ; c’est vous qui avez tué l’immense majo­ri­té des oiseaux et des ani­maux, pas nous ; et il est dif­fi­cile de se pro­non­cer sur ce que l’on ignore. » (Trois Guinées [1938], Éditions des Femmes, 1977)

Bateau : « Peut-être que tous les roman­ciers sont dans le même bateau. C’est le prix que nous payons pour avoir bri­sé le car­can de la tra­di­tion ; mais la soli­tude rend ce tra­vail d’écriture encore plus exci­tant, même si nous sommes moins lus que d’autres. Peut-être que l’on devrait plon­ger au plus pro­fond de la mer et ne plus jamais en bou­ger, avec nos propres mots comme com­pa­gnons. » (Journal, 14 juin 1925, Quel sou­la­ge­ment : se dire j’ai ter­mi­né, Les Belles Lettres, 2018)

Cerveau : « Mon cer­veau est une machine que je ne maî­trise pas — tou­jours à l’affût, en effer­ves­cence, ins­pi­ré, actif, enga­gé, puis sou­dain effon­dré dans la boue. » (Journal, 28 décembre 1932, Quel sou­la­ge­ment : se dire j’ai ter­mi­né, Les Belles Lettres, 2018)

Diversité : « Il serait infi­ni­ment regret­table que les femmes écri­vissent comme des hommes ou vécussent comme des hommes, car si deux sexes sont tout à fait insuf­fi­sants quand on songe à l’étendue et à la diver­si­té du monde, com­ment nous en tire­rions-nous avec un seul ? » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

Ébullition : « Les esprits des femmes ouvrières étaient en ébul­li­tion et leur ima­gi­na­tion en éveil. Mais com­ment faire pour concré­ti­ser leurs idéaux ? Comment faire pour expri­mer leurs besoins ? La classe moyenne avait ses asso­cia­tions. Les femmes avaient fon­dé des col­lèges, et com­men­çaient même à se frayer un che­min dans les pro­fes­sions libé­rales. […] C’est à ce moment-là, j’imagine, au début des années 1880, que la coopé­ra­tive des femmes a fait son appa­ri­tion, timi­de­ment […]. » (« Souvenirs d’une coopé­ra­tive d’ouvrières », Essais choi­sis, Gallimard, 2015)

Femmes : « Avez-vous quelque idée du nombre de livres consa­crés aux femmes dans le cou­rant d’une année ? Avez-vous quelque idée du nombre de ces livres qui sont écrits par des hommes ? Savez-vous que vous êtes peut-être de tous les ani­maux de la créa­tion celui dont on dis­cute le plus ? […] mais ce qui est sur­pre­nant et dif­fi­cile à expli­quer c’est que le sexe — c’est-à-dire les femmes — inté­resse […] des hommes que rien ne semble qua­li­fier en appa­rence pour par­ler des femmes, sinon qu’ils n’en sont pas. » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

Guerre : « Les femmes anglaises ont été très cri­ti­quées pour avoir eu recours à la force dans leur lutte pour le suf­frage. […] Ces cri­tiques, appa­rem­ment, ne s’appliquaient pas à la force uti­li­sée dans la guerre euro­péenne. Le vote en effet a été don­né aux femmes anglaises en grande par­tie en rai­son de l’aide qu’elles ont appor­tée aux hommes anglais dans leur uti­li­sa­tion de la force dans cette guerre. » (Trois Guinées [1938], Éditions des Femmes, 1977)

Homme : « […] nous nous appro­chons de ce com­plexe mas­cu­lin, une fois encore si inté­res­sant et obs­cur, qui eut une telle influence sur l’évolution des femmes, le désir pro­fon­dé­ment enra­ci­né dans l’homme, non pas tant qu’elle soit infé­rieure, mais plu­tôt que lui soit supé­rieur, désir qui l’incite à se pla­cer de façon à atti­rer tous les regards, non seule­ment dans le domaine de l’art, et à trans­for­mer la poli­tique en chasse gar­dée, même quand le risque qu’il court semble infime et la sup­pliante humble et dévouée. » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

© Hulton-Deutsch Collection/CORBIS/Corbis via Getty Images

Idées : « Pour avoir des idées effi­caces, nous devons pou­voir les lan­cer avec force. Nous devons les mettre en action. Et le fre­lon dans le ciel fait sur­gir un autre fre­lon dans l’esprit. Il y avait un sif­fle­ment dans le Times ce matin, une voix de femme disant : Les femmes n’ont pas un mot à dire en poli­tique. Il n’y a aucune femme au Cabinet ; ni à aucun poste de res­pon­sable. Tous les pen­seurs qui sont en posi­tion de mettre leurs idées en pra­tique sont des hommes. C’est une pen­sée qui affai­blit la réflexion, et encou­rage l’irresponsabilité. Pourquoi ne pas s’enfoncer la tête dans l’oreiller, se bou­cher les oreilles, et ces­ser cette futile entre­prise de réflexion ? Parce qu’il y a d’autres tables en dehors des tables d’officiers et des tables de confé­rences. Ne pri­vons-nous pas le jeune Anglais d’une arme qui pour­rait lui être pré­cieuse, si nous renon­çons à la réflexion pri­vée, réflexion de table à thé, parce que cela semble inutile ? Ne sou­li­gnons-nous pas notre inca­pa­ci­té parce que nos capa­ci­tés nous exposent peut-être à l’abus, voire au mépris ? Je ne ces­se­rai pas le com­bat men­tal, écri­vit Blake. Le com­bat men­tal signi­fie de pen­ser contre le cou­rant, pas avec lui. » (« Pensées sur la paix dans un raid aérien » [1940], Liberté, n° 47, 2007)

Juifs : « Ce matin, nous avons dis­cu­té du sui­cide si Hitler débarque. Ils frappent les Juifs. À quoi bon attendre ? Mieux vaut fer­mer la porte du garage2Léonard et Virginia Woolf avaient fait un pacte, à la demande du pre­mier. Si les nazis débar­quaient en Angleterre, ils se sui­ci­de­raient ensemble dans le garage de leur mai­son à Rodmell, où ils s’étaient réfu­giés depuis Londres sous les bombes.. » (Journal, 15 mai 1940)

Kensington Gardens : « Ainsi, avant même de poser sa plume sur le papier, l’écrivain qui a été ému à la vue d’un cro­cus à peine éclos dans Kensington Gardens doit choi­sir, par­mi une foule de can­di­dats, le lec­teur qui va lui conve­nir. Il est vain de dire Ignorez les tous ; ne pen­sez qu’à votre cro­cus, car écrire est un moyen de com­mu­ni­ca­tion, et le cro­cus reste impar­fait tant qu’il n’est pas par­ta­gé. Le pre­mier ou le der­nier homme peut écrire pour lui tout seul, mais c’est une excep­tion, pas vrai­ment enviable d’ailleurs, seules les mouettes auront accès à leur œuvre si elles savent lire. » (« Le cro­cus et le men­tor », Nation & Athenaeum [1924], Les Livres tiennent tout seuls sur leurs pieds, Les Belles Lettres, 2017)

Livres : « Les livres devraient être bon mar­ché au point que l’on puisse les jeter si on ne les aime pas ou les prê­ter si on les aime. » (« Est-ce que l’on écrit et publie trop de livres ? », dia­logue sur la BBC, 1927, Les Livres tiennent tout seuls sur leurs pieds, Les Belles Lettres, 2017)

Morte : « Les prin­ci­pales accu­sa­tions por­tées contre elle [Orlando] étaient pre­miè­re­ment qu’elle était morte et ne pou­vait donc pré­tendre à la moindre pro­prié­té, deuxiè­me­ment qu’elle était une femme, ce qui revient au même. » (Orlando [1928], Folio, 2018)

Néfaste : « […] il est néfaste pour celui qui veut écrire de pen­ser à son sexe. Il est néfaste d’être pure­ment un homme ou une femme ; il faut être femme-mas­cu­lin ou homme-fémi­nin. » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

Août 1941, ren­contre entre Mussolini et Hitler (Central Achives of Italy)

Œuvres : « Vraiment, si la femmes n’avait d’existence que dans les œuvres lit­té­raires mas­cu­lines, on l’imaginerait comme une créa­ture de la plus haute impor­tance, diverse, héroïque et médiocre, magni­fique et vile, infi­ni­ment belle et hideuse à l’extrême, avec autant de gran­deur que l’homme, davan­tage même, de l’avis de quelques-uns. Mais il s’agit là de la femme à tra­vers la fic­tion. En réa­li­té, […] la femme était enfer­mée, bat­tue et traî­née dans sa chambre. » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

Phalène : « Un ins­tant tout vacilla et s’incurva dans l’incertitude et dans l’ambiguïté, comme si une grande phalène3Papillon de nuit. tra­ver­sant la chambre à toutes voiles avait ombra­gé la soli­di­té immense des chaises et des tables de ses ailes flot­tantes. » (Les Vagues [1931], Folio, 2012)

Question : « Comment pou­vons-nous vous aider à empê­cher la guerre ? Supposons donc qu’au cours de cette conver­sa­tion pri­vée, mixte, à pro­pos de la poli­tique et des gens, de la guerre et de la paix, de la bar­ba­rie et de la civi­li­sa­tion, une ques­tion sur­gisse, rela­tive à l’admission des filles d’hommes culti­vés dans le cler­gé par exemple, ou à la Bourse ou dans la diplo­ma­tie. La ques­tion est à peine ébau­chée ; mais nous, de notre côté de la table, nous deve­nons aus­si­tôt sen­sible à une cer­taine émo­tion puis­sante pro­ve­nue de votre côté et sur­gie de quelque moti­va­tion située au-des­sous du niveau de la pen­sée consciente, une sorte de son­nette d’alarme résonne alors en nous ; une rumeur confuse mais tumul­tueuse ; nous enten­dons : Vous ne devez pas, vous ne devez pas, vous ne devez pas… » (Trois Guinées [1938], Éditions des Femmes, 1977)

Rythme : « […] à ce qu’on dit, il ne peut y avoir aucun rap­port entre le poète et l’époque actuelle. Mais tout cela est évi­dem­ment absurde. Ces acci­dents sont super­fi­ciels, ils sont loin d’être assez pro­fonds pour détruire notre ins­tinct le plus fon­da­men­tal et le plus pri­maire, l’instinct du rythme. » (« Lettre à un jeune poète », Lettre à un jeune poète et autres textes, Rivage poche, 2013)

Snob : « Le snob est un éva­po­ré, un écer­ve­lé si peu satis­fait de son rang que pour le conso­li­der il (elle) est tou­jours à bran­dir sous le nez des autres un titre ou un hon­neur pour qu’ils puissent croire, et l’aider à croire, ce qu’il (ou elle) ne croit pas vrai­ment : qu’il (ou elle) est un per­son­nage impor­tant. » (« Suis-je snob », Instants de vie, Le livre de poche, 1988)

Times : « Prétentieux, disent-ils ; et une femme qui écrit bien, et qui en plus écrit dans le Times — la fin de tout. » (Journal, 15 avril 1920, Quel sou­la­ge­ment : se dire j’ai ter­mi­né, Les Belles Lettres, 2018)

Univers : « […] l’irréalisable désir d’étreindre l’univers en un seul acte de com­pré­hen­sion ». (Les Vagues [1931], Folio, 2012)

Londres, librai­rie bom­bar­dée en 1940 (Fox Photos Limited)

Vin : « Pourquoi les hommes boivent-ils du vin et les femmes de l’eau ? Pourquoi un sexe est-il si pauvre et l’autre si pros­père ? Quelle est la consé­quence de la pau­vre­té sur la fic­tion ? » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

Whitehall : « […] il y a d’excellentes rai­sons de pen­ser que le mot Mademoiselle, même s’il répand un par­fum déli­cieux dans les foyers acquiert une cer­taine odeur (liée à ce mot), une odeur repous­sante pour le nez de ceux qui se trouvent de l’autre côté de la cloi­son ; n’admettez-vous pas aus­si que selon toute pro­ba­bi­li­té, un nom auquel est atta­ché le terme de Mademoiselle, gra­vi­te­ra, en rai­son même de cette odeur, dans les sphères les plus infé­rieures où les salaires sont les moins sub­stan­tiels. Le moins on en dira sur ce mot, le mieux cela vau­dra. Il répand une odeur telle, il pue tel­le­ment aux narines de Whitehall que Whitehall l’exclut abso­lu­ment. » (Trois Guinées [1938], Éditions des Femmes, 1977)

XVIe siècle : « […] n’importe quelle femme, née au XVIe siècle et magni­fi­que­ment douée, serait deve­nue folle, se serait tuée ou aurait ter­mi­né ses jours dans quelque chau­mière éloi­gnée de tout vil­lage, mi-sor­cière, mi-magi­cienne, objet de crainte et de déri­sion. Car point n’est besoin d’être grand psy­cho­logue pour se convaincre qu’une fille de génie, qui aurait ten­té de se ser­vir de son don poé­tique, aurait été à tel point contre­car­rée par les autres, tor­tu­rée et tiraillée en tous sens par ses propres ins­tincts, qu’elle aurait per­du san­té et rai­son. » (Une chambre à soi [1929], 10/18, 1996)

Yeux : « En ce lieu, en bas, mes yeux sont les yeux sans pau­pières d’une figure de pierre dans un désert du Nil. » (Les Vagues [1931], Folio, 2012)

Zébrures : « Vite, comme si quelque chose der­rière elle l’eut rap­pe­lée, elle se tour­na vers sa toile. Oui, il était là son tableau. Il était là avec tous ses verts et ses bleus, ses zébrures per­pen­di­cu­laires et laté­rales, son effort pour réa­li­ser quelque chose. Elle regar­da les marches : elles étaient vides ; elle regar­da sa toile : elle deve­nait confuse. Avec une inten­si­té sou­daine, comme si, l’espace d’une seconde, elle l’apercevait avec clar­té, elle tra­ça un trait, là, au centre. C’était fait ; c’était fini. Oui, son­gea-telle, repo­sant son pin­ceau avec une las­si­tude extrême, j’ai eu ma vision. » (Vers le phare [1927], Folio, 1996)


Tous les abé­cé­daires sont confec­tion­nés, par nos soins, sur la base des ouvrages, articles, entre­tiens ou cor­res­pon­dances des auteur·e·s.


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NOTES   [ + ]

1.Sur le racisme et le mépris de classe, on consul­te­ra l’étude « Virginia Woolf and Offence » de l’essayiste bri­tan­nique Hermione Lee, parue en langue anglaise dans The Art of Literary Biography (John Batchelor, 1995). L’antisémitisme de l’auteure est par ailleurs ana­ly­sé par sa bio­graphe Viviane Forrester — qui s’étonne du silence en la matière — comme un « sui­visme », entendre un attri­but mon­dain par­ta­gé par ses rela­tions, et un trait « récur­rent, spon­ta­né comme un tic ». En 1938, Woolf se décla­ra tou­te­fois « juive » autant que son mari, la guerre s’avançant.
2.Léonard et Virginia Woolf avaient fait un pacte, à la demande du pre­mier. Si les nazis débar­quaient en Angleterre, ils se sui­ci­de­raient ensemble dans le garage de leur mai­son à Rodmell, où ils s’étaient réfu­giés depuis Londres sous les bombes.
3.Papillon de nuit.
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