Nouvelles zapatistes : « Notre lutte est pour la vie » (2)


Texte inédit pour le site de Ballast

L’été der­nier, le mou­ve­ment zapa­tiste annon­çait sa (ré)apparition, contre les méga­pro­jets du nou­veau gou­ver­ne­ment mexi­cain, et conviait à la mise en place d’un Réseau inter­na­tio­nal de résis­tance et de rébel­lion. Depuis, les tra­vaux d’a­gran­dis­se­ment des ter­ri­toires rebelles ont com­men­cé et quatre ren­contres vont avoir lieu à par­tir du 7 décembre pro­chain. Un mois pla­cé sous le signe de la défense anti­ca­pi­ta­liste de la « Terre-Mère » et de la lutte contre le patriar­cat. ☰ Par Julia Arnaud et Espoir Chiapas


Lire le pre­mier volet de la série « Nouvelles zapa­tistes »


Août 2019 : les com­mu­nau­tés zapa­tistes pro­clament l’ex­pan­sion de la rébel­lion via la créa­tion de sept nou­veaux cara­coles1 éle­vant ain­si leur nombre à 12. Trois mois plus tard, l’Armée zapa­tiste de libé­ra­tion natio­nale (EZLN) pro­teste publi­que­ment contre la répres­sion poli­cière qui frappe les peuples indi­gènes et exige que les mili­tants por­tés dis­pa­rus soient pré­sen­tés en vie. « Les capi­ta­listes, leurs car­tels et leurs gou­ver­ne­ments imposent la mort avec des groupes armés, pour dépouiller les peuples autoch­tones », lance l’or­ga­ni­sa­tion aux côtés du CNI, le Congrès natio­nal indi­gène. Dans le même temps, l’EZLN dif­fuse les pre­mières images du chan­tier entre­pris à Tulan Ka’u, une terre « récu­pé­rée » à mi-che­min entre les villes de San Cristóbal de las Casas et de Comitán de Domínguez. Le Conseil de bon gou­ver­ne­ment qui admi­nis­tre­ra ce futur cara­col aura pour nom « Semilla que flo­rece con la concien­cia de l@s que luchan por siempre » : « Graine qui fleu­rit grâce à la conscience de celles et ceux qui luttent pour tou­jours ».

« Rester en vie. Donc s’or­ga­ni­ser. Par le bas, c’est-à-dire par des réunions et des dis­cus­sions dans les vil­lages et les com­mu­nau­tés. »

Ce « retour » va éga­le­ment prendre la forme d’un « com­bo pour la vie ». C’est ce que l’on apprend par la voix du sous-com­man­dant insur­gé Moisés, porte-parole et suc­ces­seur de Marcos (alias Galeano). Il se tien­dra au Chiapas tout au long du mois de décembre : aux « femmes qui luttent dans le monde entier » et aux « réseaux de résis­tance et de rébel­lion » natio­naux et inter­na­tio­naux, l’EZLN annonce donc une série d’évè­ne­ments. Une nou­velle édi­tion des fes­ti­vals « Puy Ta Cuxlejaltic »2 et « CompArte »3, un Forum en défense du ter­ri­toire et de la Terre-Mère4 ain­si qu’une seconde Rencontre inter­na­tio­nale de « femmes qui luttent »5. S’ensuivra la célé­bra­tion du 26e anni­ver­saire du début de « la guerre contre l’ou­bli », en réfé­rence à l’insurrection zapa­tiste de 1994.

S’organiser contre la violence sexiste

En mars 2018, la pre­mière édi­tion de cette ren­contre avait réuni envi­ron 7 000 femmes : 2 000 zapa­tistes et 5 000 venues du Mexique et de 38 pays de tous les conti­nents. Durant trois jours, elles s’y sont côtoyées, connues et recon­nues au tra­vers d’une mul­ti­tude d’ateliers et d’ac­ti­vi­tés poli­tiques, cultu­relles, artis­tiques et spor­tives. Un temps hors du monde patriar­cal, qui leur a per­mis de par­ta­ger leurs luttes, leurs doutes, leurs dou­leurs, leurs stra­té­gies, leurs forces et leur soli­da­ri­té. « Bon, eh bien main­te­nant, oui on va com­men­cer à construire le monde que l’on mérite et dont on a besoin. […] Et ce dont on a besoin, c’est que jamais aucune femme, quel que soit son monde, quelle que soit sa cou­leur, quelle que soit sa taille, quelle que soit sa langue, quelle que soit sa culture, n’ait peur. » À l’is­sue de cet évè­ne­ment inau­gu­ral, un mot d’ordre était trou­vé. Cruel de sim­pli­ci­té : res­ter en vie. Donc s’or­ga­ni­ser. Par le bas, c’est-à-dire par des réunions et des dis­cus­sions dans les vil­lages et les com­mu­nau­tés. « [S]œur et com­pañe­ra, ce qu’on est en train de te dire ici, c’est une femme zapa­tiste qui te le dit en te pre­nant dans ses bras et en te disant dans l’oreille, dans ta langue, à ta manière, selon ton temps : Ne te rends pas, ne te vends pas, ne capi­tule pas. » Mais, début 2019, les femmes zapa­tistes avaient annon­cé l’annulation de la seconde édi­tion, ini­tia­le­ment pré­vue en mars, au regard de la mili­ta­ri­sa­tion et de la para­mi­li­ta­ri­sa­tion crois­sante de leur ter­ri­toire : une consé­quence directe, expli­quaient-elles, des méga­pro­jets ini­tiés par le gou­ver­ne­ment « de gauche » que pré­side actuel­le­ment Andrés Manuel López Obrador, dit AMLO.

Chiapas : sémi­naire de la pen­sée cri­tique « contre l’hydre capi­ta­liste », en 2015 (Val K)

Partie remise, donc. Cette nou­velle convo­ca­tion, en décembre, va avoir pour thème unique « la vio­lence contre les femmes » : c’est qu’il est bien ques­tion de « mas­sacre ». Dans les zones sous auto­ri­té zapa­tiste, aucun fémi­ni­cide n’a été com­mis ces der­nières années, mais, dans son der­nier rap­port men­suel, l’Observatoire fémi­niste contre la vio­lence faites aux femmes du Chiapas comp­ta­bi­lise plus de 26 morts vio­lentes sur l’en­semble de l’État du Chiapas, pour le seul mois de sep­tembre 2019 — et un total de 156 depuis le début de l’an­née. La situa­tion n’est pas meilleure sur le reste du ter­ri­toire natio­nal, qui voit même la vio­lence aug­men­ter : selon les chiffres offi­ciels, 1 199 femmes ont été assas­si­nées au Mexique au cours du pre­mier tri­mestre 2019 (soit une femme toutes les deux heures et demie). En toute impu­ni­té. « Ils nous assas­sinent ont écrit les mili­tantes zapa­tistes il y a main­te­nant près de trois mois — et nous font dis­pa­raître parce que nous sommes des femmes. Et en plus, ils disent encore que c’est notre faute, que c’est parce que nous nous habillons comme nous nous habillons, parce que nous mar­chons là où nous mar­chons, à telle heure et en tel lieu. […] Nous devons déjà lut­ter contre la dis­cri­mi­na­tion à la mai­son, dans la rue, à l’école, au tra­vail, dans les trans­ports, avec nos proches et les incon­nus, et, le comble, c’est qu’on dit encore que c’est nous qui cher­chons à mou­rir. […] [Les mau­vais gou­ver­ne­ments] ne feront que des décla­ra­tions pour dire que les cou­pables seront pour­sui­vis, et pas les assas­sins, ni les vio­leurs, ni les ravis­seurs, mais les femmes qui dans leur rage cassent des vitrines ou peignent des graf­fi­tis sur une sta­tue. C’est ça le sys­tème capi­ta­liste patriar­cal, sœur et com­pañe­ra. Et il en va ain­si, une vitrine ou un mur égra­ti­gné vaut plus que la vie d’une femme. »

« C’est ça le sys­tème capi­ta­liste patriar­cal, sœur et com­pañe­ra. Et il en va ain­si, une vitrine ou un mur égra­ti­gné vaut plus que la vie d’une femme. »

Si, lors de la pre­mière ren­contre, les hommes préa­la­ble­ment ins­crits et accom­pa­gnés par une femme (laquelle se por­tait garante de son bon com­por­te­ment) avaient pu s’approcher des lieux en ins­tal­lant leur cam­pe­ment aux abords, il n’en sera pas de même, cette fois. Peut-être rece­vront-ils, au cours de ces jour­nées, la visite d’une com­mis­sion de femmes zapa­tistes qui les infor­me­ra de la teneur de leurs échanges. « Pour qu’ils le sachent, quoi. Et qu’ils aient un peu honte, et pour qu’ils aillent alors le racon­ter à d’autres hommes, et qu’ils leur disent le prin­ci­pal : que nous n’allons pas attendre qu’ils com­prennent, qu’ils se com­portent bien ou qu’ils arrêtent leurs conne­ries, mais que nous allons nous orga­ni­ser pour nous défendre d’abord et ensuite pour tout chan­ger, tout, TOUT. »

La Loi révolutionnaire des femmes

Ce « com­bo pour la vie » inter­vient dans un pro­ces­sus d’élargissement et d’approfondissement de la lutte des femmes indi­gènes, com­men­cée au Chiapas il y a bien long­temps déjà. Avant même le sou­lè­ve­ment. C’est ce que racontent les grands-mères, les anciennes, elles qui ont vécu les vio­lences des pro­prié­taires ter­riens, les­quels les sou­met­taient en escla­vage, puis celles, domes­tiques, au sein de leur foyer alors qu’elles avaient fui leur pre­mier oppres­seur. De là, ces femmes ont dit « Ya bas­ta6 » et, plu­sieurs mois avant l’in­sur­rec­tion de 1994, ont pro­cla­mé la « Loi révo­lu­tion­naire des femmes ». En 10 points. Soit : droit de prendre part à la lutte révo­lu­tion­naire ; de tra­vailler et d’être jus­te­ment rému­né­rée ; de déci­der du nombre d’en­fants qu’elles sou­haitent avoir ; de par­ti­ci­per à la vie poli­tique et d’être élue ; d’a­voir accès à la san­té et à l’a­li­men­ta­tion, pour elles et leurs enfants ; d’être édu­quée ; de choi­sir libre­ment son conjoint ; d’oc­cu­per des fonc­tions dans la direc­tion zapa­tiste ain­si que dans sa force armée — enfin, les femmes ne sau­raient être bat­tues ni vio­lées. C’est à la même époque que l’alcool a été pro­hi­bé dans les ter­ri­toires zapa­tistes. « Nous ne sou­tien­drons pas l’i­dée que la lutte pour la terre prime sur la lutte de genre7″, pré­ci­sait pour sa part le sous-com­man­dant Marcos/Galeano. Lors du sou­lè­ve­ment, 30 % des com­bat­tants étaient des femmes8.

Caracol d’Oventik, 2015 (Val K)

La coman­dan­ta Ramona, figure emblé­ma­tique du mou­ve­ment, est décé­dée en 2006 : elle est l’une des ins­ti­ga­trices de cette loi, rédi­gée suite à la consul­ta­tion des femmes des com­mu­nau­tés de tout le Chiapas. En 1996, après la tra­hi­son gou­ver­ne­men­tale des Accords de San Andrés, qui pré­voyaient l’autonomie des peuples indi­gènes, elle est la pre­mière à rompre l’encerclement mili­taire et à rejoindre la ville de Mexico pour par­ti­ci­per à la fon­da­tion du Congrès natio­nal indi­gène. L’espace du cara­col de Morelia qui accueille les ren­contres de femmes porte aujourd’­hui son nom : « Huellas de la Comandanta Ramona » (« Traces des pas de la com­man­dante Ramona »). La jour­na­liste et sym­pa­thi­sante zapa­tiste Orsetta Bellani assure ain­si que le mou­ve­ment com­bat le patriar­cat « en s’ap­puyant sur la façon de pen­ser indi­gène9″, déco­lo­ni­sant par là même le mot « fémi­nisme« 10.

« Les expé­riences poli­tiques menées au Chiapas mexi­cain et au Rojava syrien, depuis 2012, sont régu­liè­re­ment com­pa­rées. Non sans rai­son. »

En 2013, lors de la Petite école zapa­tiste, au cours de laquelle des mil­liers de per­sonnes avaient séjour­né au sein des com­mu­nau­tés pour apprendre de leur pro­jet révo­lu­tion­naire, quatre ouvrages avaient été dis­tri­bués ; dans l’un d’eux, La Participation des femmes dans le gou­ver­ne­ment auto­nome, les femmes zapa­tistes exposent avec pré­ci­sion les avan­cées réelles, fruits de cette loi, et les lacunes à com­bler. « Ce qui est dur pour nous, en tant que com­pañe­ras, c’est d’ap­prendre à par­ler, à déci­der, à accep­ter et à pro­po­ser des choses nou­velles pour que nous pre­nions un nou­veau che­min. Mais cela ne sera pas pos­sible sans la par­ti­ci­pa­tion des com­pañe­ras, que ce soit aux dif­fé­rents niveaux de gou­ver­ne­ment ou dans les autres domaines de tra­vail comme la san­té et l’é­du­ca­tion. Nous avons main­te­nant des com­pañe­ras dans tous les domaines, même si ce n’est pas à 100 % », y raconte une ancienne membre du Conseil de bon gou­ver­ne­ment du cara­col de la Realidad. Et une pro­mo­trice d’éducation du cara­col d’Oventik d’a­jou­ter : « Ce qu’on veut, c’est comme une construc­tion d’humanité, c’est ce que nous sommes en train d’essayer de chan­ger, ce qu’on veut c’est un autre monde. C’est le sens de notre lutte, des hommes et des femmes, car il ne s’agit pas d’une lutte de femmes et pas plus que d’une lutte d’hommes. Quand on veut par­ler de révo­lu­tion, c’est qu’on y va ensemble, c’est pour tout le monde, les hommes et les femmes, c’est comme ça, notre lutte. »

Chiapas et Rojava : la révolution de celles d’en-bas

Les expé­riences poli­tiques menées au Chiapas mexi­cain et au Rojava syrien, depuis 2012, sont régu­liè­re­ment com­pa­rées. Non sans rai­son. Démocratie locale, armée popu­laire, refus du pou­voir d’État, dépas­se­ment du mar­xisme-léni­nisme his­to­rique et valo­ri­sa­tion d’une iden­ti­té cultu­relle oppri­mée : autant d’élé­ments, pour sin­gu­liers et spé­ci­fiques qu’ils soient, à même d’être mis en rela­tion. L’essayiste liber­taire Pierre Bance ana­ly­sait en 2017 : « Les Indiens du Chiapas comme les Kurdes de Syrie ne demandent pas leur indé­pen­dance, mais l’autonomie, le droit de se gou­ver­ner eux-mêmes dans un cadre fédé­ra­liste, au sein des fron­tières du Mexique et de la Syrie. Au Chiapas, si l’État n’est pas dedans, bien que ten­tant d’y entrer en fai­sant, par exemple, du chan­tage aux pro­grammes d’aide sociale, il est tout autour. Toujours mena­çant. Il n’en faut pas moins com­po­ser avec lui […]. Au Rojava, le fédé­ra­lisme est pré­sen­té comme une solu­tion de paix pour résoudre la crise syrienne en par­ti­cu­lier et proche-orien­tale en géné­ral. L’idée che­mine, mais davan­tage vers un fédé­ra­lisme éta­tique […]. Pour l’immédiat, l’État syrien n’a pas tota­le­ment dis­pa­ru au Rojava. »

Chiapas : la mili­tante kurde Havin Güneşer bran­dit le dra­peau de l’Association des étu­diants du Kurdistan (YXK), en 2015 (Val K)

À quoi il convient d’a­jou­ter la résis­tance com­mune au patriar­cat. Le mou­ve­ment révo­lu­tion­naire kurde — pré­sent en Turquie, en Syrie, en Irak, en Iran et dans la dia­spo­ra — dis­pose même de ce qu’il nomme une « science de la libé­ra­tion de la femme » : la jinéo­lo­gie. Socle du socia­lisme kurde, la lutte des femmes se voit, comme chez les zapa­tistes, cor­ré­lée à la ques­tion éco­lo­gique. Des échanges régu­liers ont d’ailleurs eu lieu entre les zapa­tistes et les révo­lu­tion­naires kurdes depuis le « Séminaire de la pen­sée cri­tique face à l’hydre capi­ta­liste », en 2015, au cours duquel Havin Güneşer, mili­tante fémi­niste et porte-parole de la pla­te­forme « Liberté pour Abdullah Öcalan – Paix pour le Kurdistan », a salué « le peuple de la forêt » au nom « du peuple des mon­tagnes ». Et sou­li­gné que si tout sem­blait oppo­ser leurs deux mondes, leur enga­ge­ment en faveur de la vie s’a­vé­rait iden­tique. Deux ans plus tard, le Mouvement des femmes du Kurdistan (KJK) s’a­dres­sait au Conseil natio­nal indi­gène : « Nous, au Kurdistan, nous avons déve­lop­pé notre propre défense contre les forces capi­ta­listes moder­nistes et contre les attaques des États colo­nia­listes qui occupent notre sol, éclai­rés par les expé­riences de lutte des peuples indi­gènes d’Amérique latine. Nous vou­lons que vous sachiez que nous rece­vons une ins­pi­ra­tion constante et spé­ciale de vos expé­riences d’autogouvernement, de bon gou­ver­ne­ment et de com­mu­na­lisme. » En retour, le CNI décla­rait : « Votre peuple et le nôtre ne font qu’un. » En 2018, tan­dis que l’ar­mée turque et ses auxi­liaires de l’Armée natio­nale syrienne frap­paient le Rojava, María de Jesús Patricio Martínez, plus connue sous le nom de Marichuy, repré­sen­tante du CNI et de l’EZLN aux élec­tions pré­si­den­tielles mexi­caines de la même année, lan­çait encore : « [N]’arrêtez pas votre lutte anti­ca­pi­ta­liste et anti-patriar­cale, qui ins­pire résis­tance et rébel­lion dans de nom­breux coins de ce monde dou­lou­reux, n’a­ban­don­nez pas votre amour et votre cou­rage. »

*

Le 21 novembre 2019, l’Armée zapa­tiste de libé­ra­tion natio­nale, dénon­çant le néo­li­bé­ra­lisme, le capi­ta­lisme finan­cier et l’in­dus­trie mili­ta­ro-extrac­ti­viste, enjoint à défendre le vivant à la faveur d’une double lutte : contre le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste et le patriar­cat. À sai­sir la vio­lence struc­tu­relle qui frappe de concert les femmes et « la Terre nour­ri­cière ». « Une tâche immense » — à laquelle le mou­ve­ment zapa­tiste entend appor­ter sa contri­bu­tion en cette fin d’an­née.


Photographie de ban­nière : Daliri Oropeza
Photographie de vignette : Caracol d’Oventik, 2015 (Val K)


REBONDS

☰ Lire notre article « Nouvelles zapa­tistes : la réap­pa­ri­tion (1) », Julia Arnaud et Espoir Chiapas, octobre 2019
☰ Lire notre article « 25 ans plus tard : le zapa­tisme pour­suit sa lutte », Julia Arnaud, mai 2019
☰ Lire notre abé­cé­daire du sous-com­man­dant Marcos, mai 2017
☰ Lire « Ne vous sen­tez pas seuls et iso­lés — par le sous-com­man­dant Marcos », avril 2015
☰ Lire notre entre­tien avec Guillaume Goutte : « Que deviennent les zapa­tistes, loin des grands médias ? », novembre 2014
☰ Lire notre dos­sier sur le Rojava

  1. Centres poli­ti­co-cultu­rels des dif­fé­rentes zones zapa­tistes où siègent les Conseils de bon gou­ver­ne­ment.
  2. Du 7 au 14 décembre.
  3. Du 15 au 20 décembre.
  4. Les 21 et 22 décembre.
  5. Du 26 au 29 décembre.
  6. « Ça suf­fit. »
  7. Cité par Orsetta Bellani, Indios sans roi, Atelier de créa­tion liber­taire, 2017.
  8. Ibid., p. 48.
  9. Ibid., p. 46.
  10. Le sous-com­man­dant Marcos racon­tait à ce pro­pos : « Dans les pre­miers mois qui ont sui­vi notre sou­lè­ve­ment, un groupe de fémi­nistes (c’est ain­si qu’elles se pré­sen­tèrent) sont arri­vées dans une des com­mu­nau­tés zapa­tistes. Elles ne sont pas venues deman­der, écou­ter, connaître, res­pec­ter. Non, elles sont venues dire aux femmes zapa­tistes ce qu’elles devaient faire, elles sont venues les libé­rer de l’op­pres­sion des machos zapa­tistes (en com­men­çant, bien sûr, par les libé­rer du Sup [sur­nom de Marcos, ndlr]), leur dire quels étaient leurs droits : com­man­der, quoi. […] Il s’a­gis­sait de leur don­ner des cours, conçus par des femmes de la ville, don­nés par des femmes de la ville et éva­lués par des femmes de la ville. Les com­pañe­ras s’y oppo­saient […]. » Saisons de la digne rage, Climats, pp. 67–68., 2009.
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Julia Arnaud
Julia Arnaud

Adhérente à la Sexta, elle vit au Mexique depuis 2010 et travaille sur l'histoire du mouvement zapatiste.

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