Iran — Nous voulons des droits égaux !

Notre huitième numéro sort le 19 septembre. Abonnez-vous dès maintenant !


Texte inédit pour le site de Ballast

Le vête­ment féminin a par­tout et de tout temps fait l’ob­jet d’un contrôle social et poli­tique : en Iran ou en Arabie saou­dite, le fou­lard est une hon­teuse obli­ga­tion d’État ; en France, les appels à jeter l’op­probre sur celles qui le portent sont mon­naie cou­rante. Une semaine après l’ar­res­ta­tion de l’a­vo­cate et mili­tante Nasrin Sotoudeh et en ce jour inter­na­tio­nal de sou­tien aux pri­son­niers et pri­son­nières poli­tiques iranien.ne.s, Shiva Mahbobi, ancienne pri­son­nière poli­tique et membre du comi­té cen­tral du Parti des tra­vailleurs com­mu­nistes d’Iran, pro­pose ici un bilan his­to­rique autant qu’un appel fémi­niste natio­nal et inter­na­tio­nal.


En Iran comme dans bien d’autres pays, le patriar­cat est pro­fon­dé­ment enra­ci­né dans la socié­té. L’histoire du mou­ve­ment des droits des femmes ira­niennes remonte à plus de 100 ans ; le sta­tut des femmes y a été pro­fon­dé­ment influen­cé et déter­mi­né par la reli­gion. Ce mou­ve­ment s’est pour l’essentiel déve­lop­pé après la révo­lu­tion consti­tu­tion­nelle (1905–1911) : les reven­di­ca­tions fémi­nistes por­taient alors prin­ci­pa­le­ment sur l’éducation. Le mou­ve­ment fémi­niste était orga­ni­sé par les femmes de la bour­geoi­sie édu­quée et s’adressait prin­ci­pa­le­ment à elles. Bien que la révo­lu­tion consti­tu­tion­nelle fût sus­cep­tible d’ouvrir des pers­pec­tives favo­rables aux femmes, elle ne pro­mul­gua ni ne pro­mut aucune loi en leur faveur : les femmes étaient encore consi­dé­rées comme « sexe faible », aus­si bien au sein de la socié­té que dans leurs propres familles. Elles étaient pri­vées des droits les plus fon­da­men­taux, notam­ment celui de voter. L’un des pre­miers maga­zines consa­crés aux droits des femmes en Iran s’intitulait La Voix des femmes (en far­si : Zaban-e-Zanan). Publié en 1919, il se pré­oc­cu­pait par­ti­cu­liè­re­ment de leur édu­ca­tion, leur indé­pen­dance et leurs droits dans la famille ; aus­si, il cri­ti­quait ouver­te­ment le hijab (le voile, selon le code ves­ti­men­taire isla­mique). L’éditrice de ce maga­zine a été arrê­tée à plu­sieurs reprises.

« Par ce détour­ne­ment, l’espoir de mil­lions de gens de vivre dans une socié­té éga­li­taire, juste et libre, s’effondra une fois de plus. »

Jusqu’à la révo­lu­tion [isla­mique] de 1979, l’Iran fut éga­le­ment influen­cé par la culture mon­diale des années 1970, de l’es­sor des droits des femmes à leur impli­ca­tion dans la socié­té (notam­ment sur les lieux de tra­vail). Sous la pres­sion des mou­ve­ments fémi­nistes inter­na­tio­naux, le gou­ver­ne­ment monar­chique du Shah dut adop­ter quelques lois — somme toute timides — en faveur des Iraniennes. Ces pro­grès en matière de légis­la­tion n’allèrent cepen­dant pas jusqu’à leur octroyer des droits com­plets : le sta­tut des femmes demeu­rait lour­de­ment influen­cé par l’islam, struc­tu­rant les lois et le sys­tème judi­ciaire. Au regard des décen­nies anté­rieures, les femmes purent tout de même obte­nir quelques avan­cées : la modi­fi­ca­tion du droit au divorce (lequel, au lieu de rele­ver de la déci­sion du seul mari, était désor­mais tran­ché par la Cour), le droit d’étudier dans les uni­ver­si­tés, le droit de garde des enfants en par­tage avec les hommes (jus­qu’a­lors dévo­lu exclu­si­ve­ment à ces der­niers) et la pos­si­bi­li­té de s’habiller comme elles le sou­hai­taient, sans obli­ga­tion de por­ter le hijab.

La révo­lu­tion de 1979 fut un sou­lè­ve­ment popu­laire visant à ren­ver­ser une monar­chie qui main­te­nait les gens dans la pau­vre­té et les oppri­mait de façon dic­ta­to­riale. Nous espé­rions qu’elle pût appor­ter liber­té et pros­pé­ri­té à tous. Malheureusement, cette révo­lu­tion his­to­rique fut récu­pé­rée par le régime isla­mique : par ce détour­ne­ment, l’espoir de mil­lions de gens de vivre dans une socié­té éga­li­taire, juste et libre, s’effondra une fois de plus. Le régime isla­mique se mit à répri­mer toute dis­si­dence dans le sang et s’é­chi­na à dis­til­ler la ter­reur dans la socié­té, seule manière pour lui de bri­ser l’esprit de la révo­lu­tion et de tuer les rêves, les aspi­ra­tions et les reven­di­ca­tions du peuple pour une vie meilleure. Ce régime assit son pou­voir en atta­quant, enle­vant, empri­son­nant, tor­tu­rant, exé­cu­tant et détrui­sant qui­conque osait le cri­ti­quer. Sous son joug, la situa­tion des femmes évo­lua énor­mé­ment… vers le pire. Les droits qu’elles avaient conquis — pour­tant fort limi­tés — leur furent enle­vés. La pre­mière ten­ta­tive du régime isla­mique pour contrô­ler les femmes — et dès lors la socié­té tout entière — fut de les contraindre à por­ter le hijab : les Iraniennes com­prirent immé­dia­te­ment que cela consti­tuait une attaque impor­tante, aus­si bien contre leurs droits que contre la révo­lu­tion. Le 8 mars 1979, au len­de­main de la pro­mul­ga­tion de cette loi, des mil­liers de femmes des­cen­dirent dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes lors de la Journée inter­na­tio­nale des droits des femmes ; elles scan­daient « On n’a pas fait la révo­lu­tion pour reve­nir en arrière ! » et reven­di­quaient l’é­ga­li­té des droits entre les hommes et les femmes. Cette mani­fes­ta­tion consti­tue un jalon majeur pour le mou­ve­ment fémi­niste ira­nien. L’obligation du hijab ne s’en tra­dui­sit pas moins par une loi — « Les femmes qui appa­raissent dans les rues et en public sans le hijab isla­mique pres­crit seront condam­nées à 74 coups de fouet » (article 102 de la Constitution du régime isla­mique) — deve­nue sym­bole de l’oppression des femmes. La ques­tion du hijab devint la prin­ci­pale pomme de dis­corde entre ces der­nières et le régime.

Extrait de Black Light de Pierre Soulages (1997)

Depuis les pre­mières attaques menées par le régime isla­mique, les femmes d’Iran ont inlas­sa­ble­ment com­bat­tu pour leurs droits les plus fon­da­men­taux et n’ont ces­sé de défier la miso­gy­nie et les dis­cri­mi­na­tions du régime — qui fit ins­crire dans la loi l’infériorité des femmes, à la fois au sein de la socié­té et de la famille. Au regard des lois isla­miques, tous les aspects de leur vie se doivent d’être contrô­lés par le gou­ver­ne­ment : les femmes ont à deman­der l’au­to­ri­sa­tion du chef de famille (mas­cu­lin) afin de pou­voir tra­vailler, se marier, étu­dier et par­ti­ci­per à un sport ou à quelque autre acti­vi­té. Celles qui ten­tèrent de s’opposer à ces lois et d’a­ler­ter les consciences quant à l’é­ra­di­ca­tion des femmes de l’es­pace public firent l’objet de sévères puni­tions : des peines de pri­son, la tor­ture, voire l’exécution. Les asso­cia­tions de femmes furent inter­dites et nulle orga­ni­sa­tion indé­pen­dante n’a été en mesure de sou­te­nir les femmes ira­niennes. Toutes les ten­ta­tives de for­mer un groupe ou une orga­ni­sa­tion pour pro­mou­voir leurs droits furent bru­ta­le­ment écra­sées ; des dizaines d’activistes sont actuel­le­ment encore en pri­son. Les lois isla­miques ont, en défi­ni­tive, été ins­tru­men­ta­li­sées pour ren­for­cer le patriar­cat et l’oppression des femmes.

« Celles qui ont ten­té de s’opposer à ces lois et d’a­ler­ter les consciences quant à l’é­ra­di­ca­tion des femmes de l’es­pace public ont fait l’objet de sévères puni­tions. »

Malgré toutes les vio­lences infli­gées aux Iraniennes, ces der­nières n’ont jamais recu­lé et n’ont pas aban­don­né leur com­bat contre le régime. Les mou­ve­ments fémi­nistes ira­niens ont pris part, après la révo­lu­tion de 1979, aux par­tis poli­tiques de gauche, notam­ment dans les années 1980 et au début des années 1990 : bien des femmes ont rejoint les par­tis qui incluaient les droits et la liber­té des femmes dans leur décla­ra­tion d’intention. Au cours de cette décen­nie — par­ti­cu­liè­re­ment entre 1981 et 1988, période connue pour être la plus san­glante de l’histoire contem­po­raine de l’Iran —, le pays a comp­té un nombre record de pri­son­nières poli­tiques. La répres­sion bru­tale de 1981, avec l’exécution de cen­taines de mil­liers d’hommes et de femmes, fut la seule réponse tac­tique du régime isla­mique, des­ti­née à dis­til­ler la ter­reur dans la socié­té et au sein de l’op­po­si­tion afin d’as­seoir son pou­voir. La géné­ra­tion des femmes ira­niennes ayant gran­di pen­dant les années 1970, riche de l’expérience d’une rela­tive liber­té sociale anté­rieure, n’en­ten­dait pas se lais­ser dépos­sé­der. Elles agirent, deman­dèrent une éga­li­té de droits et criaient : « Non au hijab ! », « Nous vou­lons des droits égaux ! » Ces femmes ont ouvert la voie à la géné­ra­tion sui­vante en lui don­nant des outils pour résis­ter. La géné­ra­tion de 1979 avait com­pris que, dans la ques­tion du hijab, ce n’é­tait pas seule­ment le code ves­ti­men­taire mais bien le contrôle de la femme qui était en jeu : il s’a­gis­sait d’un sym­bole de la mise en escla­vage des femmes et d’une ten­ta­tive pour les rendre invi­sibles dans la socié­té. Les mili­tantes fémi­nistes d’au­jourd’­hui pour­suivent cou­ra­geu­se­ment cette lutte pour l’égalité des droits en Iran. La géné­ra­tion actuelle a été témoin et vic­time d’attaques et d’humiliations sys­té­ma­tiques : se battre pour ses droits fon­da­men­taux n’est pas une affaire de choix, c’est une néces­si­té. Le com­bat contre la loi sur le hijab per­dure depuis les trente-neuf der­nières années. Mais on voit à pré­sent de jeunes femmes mener le com­bat plus loin encore en défiant le régime au niveau inter­na­tio­nal : la joueuse d’échecs de 18 ans Dorsa Derakhshani, triple cham­pionne junior d’Asie, en est un exemple ; elle a été inter­dite de com­pé­ti­tion dans tous les tour­nois après avoir déci­dé d’apparaître sans por­ter le hijab en février 2017.

En Iran, les femmes se consi­dèrent comme l’un des prin­ci­paux piliers de la lutte pour une socié­té libre et pros­père. Elles se sont impli­quées dans la bataille pour l’é­ra­di­ca­tion de la pau­vre­té ; elles ont été et sont tou­jours actives dans dif­fé­rents mou­ve­ments sociaux, tels que les luttes pour les droits des enfants, des ani­maux, des LGBT ou des tra­vailleurs, pour l’environnement ou encore la libé­ra­tion des pri­son­niers poli­tiques… Dès la révo­lu­tion de 1979, les femmes ont pris part, et à quel prix, de manière visible aux luttes. Il en va de même pour les mani­fes­ta­tions de masse de cette der­nière décen­nie, notam­ment lors du sou­lè­ve­ment de 2009 qui a sui­vi la soi-disant élec­tion pré­si­den­tielle, ou bien lors des révoltes de décembre 2017. Depuis quatre ans, on assiste à l’intensification de la lutte contre le hijab : en attestent ces femmes qui ôtent leur voile en public et postent leurs pho­tos sur les réseaux sociaux. Un mou­ve­ment aujourd’­hui connu sous le nom de « Filles de la rue de la Révolution », né au len­de­main des sou­lè­ve­ments de décembre 2017 et jan­vier 2018 lors­qu’une femme a sus­ci­té une vague de pro­tes­ta­tions en posant cet acte sym­bo­lique : reti­rer son hijab dans une rue popu­laire et très fré­quen­tée, celle de la Révolution, et se tenir debout sur une pièce de mobi­lier urbain. Elle atta­cha son hijab au bâton qu’elle lan­ça en direc­tion de la foule en signe de pro­tes­ta­tion. L’acte cou­ra­geux de cette femme a ins­pi­ré nombre de ses consœurs, qui repro­dui­sirent ce geste dans dif­fé­rentes villes. Plus de 35 d’entre elles furent inter­pel­lées et bien d’autres agres­sées par les forces de sécu­ri­té. Le régime pour­suit les pré­ve­nues pour « encou­ra­ge­ment du peuple à s’engager dans la cor­rup­tion en enle­vant le hijab en public » et pour « avoir com­mis un acte inter­dit dans un espace public » ; elles sont condam­nées à deux années de pri­son. En dépit de toutes les attaques, du har­cè­le­ment et des incar­cé­ra­tions, le mou­ve­ment des « Filles de la rue de la Révolution » s’est éten­du à plu­sieurs villes d’Iran.

Extrait de Midnight Blue par Pierre Soulages

Bien qu’il existe un mou­ve­ment fémi­niste large et per­sis­tant, il n’y a pas en Iran d’organisation des droits des femmes, locale ou natio­nale, puisque, nous l’a­vons dit, de telles asso­cia­tions sont illé­gales aux yeux du régime. Mais le mou­ve­ment fémi­niste a trou­vé une parade : l’une des meilleures et prin­ci­pales façons de s’organiser, de se coor­don­ner et de com­mu­ni­quer sur un évé­ne­ment, sur des mani­fes­ta­tions ou toute autre acti­vi­té, est l’utilisation des réseaux sociaux. Le mou­ve­ment des « Filles de la rue de la Révolution » n’a été enca­dré par aucune asso­cia­tion, aucun par­ti, aucun lea­der : les par­ti­ci­pantes ont dif­fu­sé les infor­ma­tions rela­tives à leurs actions sur Internet et invi­té tout le monde à se joindre à elles dans tout le pays. À l’ins­tar d’autres régimes dic­ta­to­riaux de par le monde, le régime isla­mique a inves­ti des res­sources finan­cières et tech­niques colos­sales afin de blo­quer les appli­ca­tions des dif­fé­rents réseaux sociaux et de sur­veiller les conver­sa­tions télé­pho­niques comme les cour­riels. Les ser­vices d’espionnage du régime s’emparent de toutes les occa­sions pour empê­cher les gens d’envoyer des nou­velles à l’extérieur de l’Iran. Malgré toutes ces res­tric­tions, les médias sociaux res­tent la prin­ci­pale res­source pour rendre visible des actions, même iso­lées ; elles sont ensuite reprises par les médias de l’op­po­si­tion et les orga­ni­sa­tions à l’é­tran­ger. Le mou­ve­ment des « Filles de la rue de la Révolution » a ain­si ins­pi­ré cer­taines acti­vistes fémi­nistes d’Europe et du Proche-Orient, appe­lant à une « Journée sans hijab » en sou­tien aux femmes ira­niennes. Lorsqu’il y a une mani­fes­ta­tion et que des arres­ta­tions ont lieu, l’in­for­ma­tion est envoyée à des orga­ni­sa­tions à l’étranger pour cher­cher du sou­tien et la relayer auprès des syn­di­cats, des orga­ni­sa­tions fémi­nistes, des par­le­men­taires et des chefs de gou­ver­ne­ment de dif­fé­rents pays, sol­li­ci­tés en vue d’a­dres­ser des lettres aux diri­geants du régime isla­mique d’Iran pour exi­ger la libé­ra­tion des acti­vistes fémi­nistes. La soli­da­ri­té inter­na­tio­nale a été déter­mi­nante pour faire pres­sion, condam­ner la répres­sion du régime et affer­mir ces com­bats.

Le mou­ve­ment, et les reven­di­ca­tions qu’il porte, sont for­te­ment influen­cés par la gauche. Malgré les nom­breuses ten­ta­tives du régime pour l’empêcher, la célé­bra­tion de la Journée pour les droits des femmes, ce 8 mars 2018, s’est avé­rée plus visible encore que les années pré­cé­dentes, et ce dans divers endroits du pays. Le mou­ve­ment fémi­niste s’est répan­du ; il réclame des droits égaux, la fin de l’apartheid sexuel et l’abrogation de l’obligation du hijab — autant de reven­di­ca­tions qui figurent doré­na­vant en bonne place dans les mou­ve­ments uni­ver­si­taires ou syn­di­caux. Disons-le : le fait que ces mots d’ordre aient char­pen­té, sans inter­rup­tion aucune, une par­tie essen­tielle des mou­ve­ments sociaux ira­niens durant près de 40 ans est, en soi, un suc­cès signi­fi­ca­tif.


Illustration de ban­nière et de vignette : extraits de toiles de Pierre Soulages
Traduit de l’an­glais, pour Ballast, par Patrick Zech


REBONDS

☰ Lire notre entre­tien avec Emma : « Faire péter le patriar­cat en même temps que le capi­ta­lisme », avril 2018
☰ Lire notre entre­tien avec Angela Davis : « S’engager dans une démarche d’intersectionnalité », décembre 2017
☰ Lire notre tra­duc­tion « Femmes, noires et com­mu­nistes contre Wall Street — par Claudia Jones », décembre 2017
☰ Lire notre article « Cisjordanie : la résis­tance, une affaire de femmes », novembre 2017
☰ Lire notre tra­duc­tion « La démo­cra­tie radi­cale contre Daech », Dilar Dirik, mai 2017
☰ Lire notre entre­tien avec Zahra Ali : « Décoloniser le fémi­nisme », juin 2016
☰ Lire notre entre­tien avec Frigga Haug : « La libé­ra­tion des femmes est indis­pen­sable à celle de l’humanité », mars 2016
☰ Lire notre entre­tien avec Hester Eisenstein : « Il y a de la place pour la lutte sur tous les fronts », avril 2016

Shiva Mahbobi
Shiva Mahbobi

Shiva Mahbobi est une militante des droits humains, porte-parole de la campagne pour la libération des prisonniers et prisonnières politiques iraniens, ancienne prisonnière politique elle-même. Elle est également membre du comité central du Parti des travailleurs communistes d’Iran.

Découvrir d'autres articles de



Abonnez-vous ! Chaque numéro papier, autonome du site Internet, propose des articles inédits.

couverture du 8

Notre huitième numéro est disponible en librairie et en ligne ! Chaque numéro papier, autonome du site Internet, propose des articles inédits.

Au sommaire :
Julien, une vie française (Léon Mazas) ▽ Marseille sous les décombres (Maya Mihindou) ▽ Rencontre avec Charles Piaget ▽ La gauche face à la technique (avec François Jarrige et Alex Williams) ▽ Athènes, lignes de front (Rosa Moussaoui) ▽ Les violences sexuelles au travail (Mélanie Simon-Franza, Stéphane Simard-Fernandez) ▽ Les animaux luttent aussi (Frédéric Côté-Boudreau) ▽ Nouvelles de l'Amassada (Roméo Bondon et Jules Gras) ▽ De l'esclavage à la coopération : chronique de la dépendance (Saïd Bouamama) ▽ Un portrait de Joris Evens (Thibauld Weiler) ▽ Au nouveau Tchangarey, Niger (Adam Elhadj Saidi Aboubacar et Marie Detemple) ▽ La dernière toile (Adeline Baldacchino) ▽ « Exit la terre » (Seyhmus Dagtekin)

Nous sommes un collectif entièrement militant et bénévole, qui refuse la publicité en ligne et papier. Vous pouvez nous soutenir (frais, matériel, reportages, etc.) par un don ponctuel ou régulier.