La République est une idole


Texte inédit pour le site de Ballast

La République est un gros vase qui sonne creux, assure l’au­teur de ce billet. Elle orne les dis­cours et les ban­quets, ravit les notables et les assis. Du Front de gauche au Front natio­nal, cha­cun la tire à soi — la droite gou­ver­ne­men­tale a tran­ché en mai 2015 : ce sont eux, « les Républicains », les vrais. La République est un che­wing-gum : salive après salive, elle n’a plus aucun goût. Faute d’en­ne­mis (les roya­listes se comptent sur les doigts de la main qu’ils ont per­due depuis long­temps), elle négo­cie les ronds de ser­viette à la table des puis­sants : on recon­naît ceux qui n’ont rien à dire à la fièvre qui les sai­sit lors­qu’ils la convoquent, noble et dra­pée dans sa lettre capi­tale, pour répondre à tous nos maux. La République ! La République ! Trémolos et coups de clai­ron. À défaut de pro­jet poli­tique éman­ci­pa­teur, ils se sus­pendent à ses lustres — on sui­vra le lan­ce­ment du mou­ve­ment Printemps répu­bli­cain pour s’en convaincre. ☰ Par Émile Carme


« Républicain, oui ; mais ce mot ne pré­cise rien1»
P.-J. Proudhon
« La répu­blique ? Mais quelle répu­blique
2 ? »
M. Bakounine

blanqui5Neuf fois sur dix, un répu­bli­cain est un notable qui se prend pour l’Histoire. Le Printemps répu­bli­cain — offi­ciel­le­ment lan­cé, au nom de « la gauche », le 20 mars 2016 — en est l’ex­pres­sion la plus cer­taine : rou­le­ments de tam­bours, phrases creuses et décla­ra­tions morales. Petite caste d’in­tel­lec­tuels, d’u­ni­ver­si­taires, de bate­leurs média­tiques, d’an­ciens ministres et d’é­lus — le tout avec l’ap­pui des mil­lion­naires Élisabeth Badinter et Anne Sinclair (mais ledit Printemps peut, sans rire ni craindre pour ses bour­geons, se pré­sen­ter comme « un mou­ve­ment du bas3 »). Leur République ne voit pas ses pauvres et ses fins de mois pénibles : elle a trop de « prin­cipes » pour cela. En 1848, Léodile Champseix, dite André Léo, appe­la à la République démo­cra­tique et sociale afin de viser, enfin, « la terre au pay­san et l’outil à l’ouvrier, le tra­vail pour tous4 » ; en 2016, le Printemps réduit la voi­lure, louant, de toute urgence, la laï­ci­té comme « ciment du contrat social répu­bli­cain5 », la lutte contre « l’in­ter­sec­tion­na­li­té6 » et la mise au ban du fou­lard musul­man pour les mamans en sor­ties sco­laires. Sinistre bouf­fon­ne­rie — on en vien­drait presque à pleu­rer la mort du Roi…

« Leur République pose, joli paravent, et se pavane pour ten­ter de dis­si­mu­ler ce qu’elle fut presque tou­jours : un régime oli­gar­chique, le siège des pri­vi­lé­giés. »

Auguste Blanqui, dit L’Enfermé, fut un ardent répu­bli­cain ce qui ne l’empêcha pas de décla­rer en 1834 : « Si, en effet, nous nous disons répu­bli­cains, c’est que nous espé­rons de la répu­blique une refonte sociale que la France réclame impé­rieu­se­ment et qui est dans ses des­ti­nées. Si la répu­blique devait trom­per cette espé­rance, nous ces­se­rions d’être répu­bli­cains, car à nos yeux une forme de gou­ver­ne­ment n’est point un but, mais un moyen, et nous ne dési­rons une réforme poli­tique que comme ache­mi­ne­ment à une réforme sociale7. » Un moyen, et non une fin en soi. Un outil, et non le der­nier mot. La République enten­due comme pas­se­relle capable de conduire le grand nombre (le peuple) aux rives de l’é­man­ci­pa­tion sociale que Blanqui tra­dui­sait par Anarchie régu­lière et com­mu­nisme. Sans cette exi­gence d’é­ga­li­té, sans cet impé­ra­tif d’af­fran­chis­se­ment col­lec­tif, la République n’é­tait à ses yeux qu’un gou­ver­ne­ment de plus, un cadre ins­ti­tu­tion­nel n’ayant pour mérite que celui de suc­cé­der à la monar­chie de droit divin.

Puisque la plu­part de nos répu­bli­cains toutes rives confon­dues ont depuis long­temps tour­né le dos à cette exi­gence, ne demeure que l’in­can­ta­tion. Prêches et man­tras. Supplément d’âme à bien peu de frais. Ils récitent, ils psal­mo­dient ; nos der­viches ne per­suadent plus qu’eux-mêmes, reclus dans leurs bureaux et leurs think tanks, leurs col­loques et leurs comi­tés, leurs cabi­nets et leurs salles de rédac­tion. Leur République pose, joli paravent, et se pavane pour ten­ter de dis­si­mu­ler ce qu’elle fut presque tou­jours : un régime oli­gar­chique, le siège des pri­vi­lé­giés. Leur République, abri­tée der­rière quelque beau trip­tyque en fron­ton de mai­ries, se rit des moins que rien et se plaît à cou­cher dans le lit des impor­tants. L’enseignant socia­liste liber­taire Gustave Lefrançais, exi­lé au len­de­main de la Commune, ache­va ain­si ses Souvenirs d’un révo­lu­tion­naire : « Entre répu­bli­cains et monar­chistes il n’existe de sérieuse dis­si­dence que sur les moyens de tondre le trou­peau… ce der­nier n’é­tant jamais bon qu’à être ton­du. […] Le grand hon­neur de la Commune de Paris de 1871, c’est de l’a­voir com­pris. C’est aus­si pour cela que, mal­gré les griefs que les tra­vailleurs peuvent rele­ver contre elle, elle mar­que­ra dans l’his­toire — véri­table révo­lu­tion popu­laire — le point de départ de la rup­ture défi­ni­tive entre le pro­lé­ta­riat et ses exploi­teurs monar­chistes abso­lus ou consti­tu­tion­nels, répu­bli­cains plus ou moins radi­caux ou même intran­si­geants. Et, que les pro­lé­taires ne l’ou­blient pas, ces der­niers ne sont pas les moins dan­ge­reux par­mi leurs impla­cables enne­mis8. » Fort peu sou­cieux du grand nombre, celui qui trime, peine et fait tour­ner le pays, nos répu­bli­cains n’ont plus que des « prin­cipes » et des « valeurs » à la bouche : tâtons plu­tôt un peu du fond de leurs dents.

La Commune, par Tardi

1848 : la Seconde République vient d’être pro­cla­mée. Sa joie se mani­feste en juin d’une bien sin­gu­lière façon ; l’heu­reux évé­ne­ment patauge dans le sang des ouvriers. Militaires, forces de police, gardes mobiles, natio­naux et répu­bli­cains font plu­sieurs mil­liers de morts dans les rangs du peuple. Engels, coau­teur du Manifeste du Parti com­mu­niste avec Karl Marx, évoque cette renais­sance répu­bli­caine : « Cette una­ni­mi­té poé­tique, pleine d’illusions éblouis­santes, pleine de beaux men­songes et qui fut repré­sen­tée si digne­ment par le traître aux belles phrases, Lamartine9. » Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

1871 : la Troisième République, pro­cla­mée d’un bal­con par le dépu­té Léon Gambetta il y a quelques mois de cela, sabre le Paris com­mu­nard de Jules Vallès, de Louise Michel et d’Élisée Reclus. Le dra­peau tri­co­lore épaule les fusilleurs et ceux qui ne tombent pas sous leurs balles sont dépor­tés en Nouvelle-Calédonie. Autour de 20 000 morts pour cette « idée nou­velle, appe­lée à deve­nir le point de départ des révo­lu­tions futures10 » (Kropotkine). Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

1885 : en Indochine, la cita­delle de Huê est assié­gée par les troupes de la Troisième mas­sacres, incen­dies, pillages. « Les palais, les archives, la biblio­thèque, tout un héri­tage cultu­rel pré­cieux, furent réduits en cendres11. » Il faut bien civi­li­ser « les races infé­rieures » jure celui que l’his­to­rien François Furet décri­ra comme le « fon­da­teur de la République12 », nous par­lons bien sûr de Jules Ferry (on nous objec­te­ra le fort digne dis­cours de Clemenceau ; nous confir­mons mais ajou­tons : en avril 1906, cela n’empêchera en rien le répu­bli­cain d’en­voyer treize trains de ren­fort mili­taire face aux mineurs en grève de Courrières, dans le Pas-de-Calais, ni de mul­ti­plier les arres­ta­tions au sein de la CGT). Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

« Des faux pas, jurent d’au­cuns. Des mal­adresses et des erreurs que l’on ne sau­rait confondre avec la gran­deur du pro­jet ini­tial, enten­du dans sa pure­té ori­gi­nelle et ses dignes des­seins. »

1947 : la Quatrième République lance ses bataillons contre les insur­gés mal­gaches, en lutte contre un régime colo­nial ins­tau­ré, avec force bru­ta­li­té, depuis 1897. Les vic­times indi­gènes se comptent par dizaines de mil­liers  « C’est une véri­table chasse à l’homme qui est lan­cée par l’ar­mée fran­çaise13 », rap­por­te­ra Yves Benot dans son étude Massacres colo­niaux — 1944–1950 : la IVe République et la mise au pas des colo­nies fran­çaises. Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

1948 : en France, des bas­sins miniers se mettent en grève pour « leur droit à la vie14 » ; le gou­ver­ne­ment envoie la troupe et les CRS. Six morts, 3 000 arres­ta­tions, 3 000 licen­cie­ments. Il fau­dra attendre 2014, via Christiane Taubira, pour que l’État recon­naisse l’in­jus­tice com­mise. Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

1985 : Éloi Machoro, lea­der indé­pen­dan­tiste kanak, s’é­croule sous « un tir de neu­tra­li­sa­tion15 » de la Cinquième. Atteint au ster­num à plus de cent mètres de dis­tance. « C’est l’un des secrets les mieux gar­dés de la République : en son nom et sur ordre des plus hautes auto­ri­tés poli­tiques, la France s’est livrée à des assas­si­nats ciblés16. », révè­le­ra le jour­na­liste d’in­ves­ti­ga­tion Vincent Nouzille dans son ouvrage Les Tueurs de la République. Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

2005 : le « non » l’emporte à 54,68 % ; le peuple fran­çais n’en­tend pas rati­fier le trai­té consti­tu­tion­nel euro­péen. Le gou­ver­ne­ment pié­tine l’a­vis et la sou­ve­rai­ne­té de ses sujets et signe­ra, sans consul­ta­tion citoyenne, le trai­té de Lisbonne Valéry Giscard d’Estaing confie­ra : « Les outils sont exac­te­ment les mêmes. Seul l’ordre a été chan­gé dans la boîte à outils17. » Mais, oui, « les prin­cipes de la République ».

Affiche de recru­te­ment, vers 1930 (© Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette)

Nous pour­rions étendre la liste à l’en­vi si nous ne redou­tions pas d’é­pui­ser la patience de nos lec­teurs. Des faux pas, jurent d’au­cuns. Des mal­adresses et des erreurs que l’on ne sau­rait confondre avec la gran­deur du pro­jet ini­tial, enten­du dans sa pure­té ori­gi­nelle et ses grands des­seins. De même que l’i­dée com­mu­niste n’est en rien réduc­tible à cer­taines de ses appli­ca­tions (sta­li­niennes ou maoïstes, disons), de même que l’i­dée anar­chiste n’est en rien cir­cons­crite à cer­taines de ses pra­tiques (le ban­di­tisme ou les atten­tats aveugles, disons), on devrait extraire l’i­dée répu­bli­caine du tas de cadavres qu’elle a char­rié depuis 1792 (voire remon­ter à la fameuse res publi­ca, la « chose publique », des illustres pen­seurs grecs et romains à Machiavel et Rousseau). Cela s’en­tend, et s’en­tend volon­tiers sous la plume de nos répu­bli­cains sociaux, et cer­tai­ne­ment sin­cères : Régis Debray lance ain­si, dans l’un de ses essais : « La République n’est pas un régime poli­tique par­mi d’autres. C’est un idéal et un com­bat. Elle requiert non seule­ment des lois mais une foi18 ». Nous avouons quelque peine à com­mu­nier dans ladite foi : les saintes écri­tures ne manquent sans doute pas de charme mais les fidèles les fruits de l’Arbre n’in­vitent guère au dévoue­ment. Dès 1883, Louise Michel ne décla­rait-elle pas, han­tée par le sou­ve­nir de ses cama­rades tom­bés sous le plomb tri­co­lore : « Nous appel­le­rions République un régime où on irait de l’a­vant, où il y aurait une jus­tice, où il y aurait du pain pour tous. Mais en quoi votre République dif­fère-t-elle de l’Empire19 ? » ?

« Tout enne­mi de la laï­ci­té est un enne­mi, à l’é­vi­dence, mais tous ses amis s’a­vèrent loin d’être les nôtres. »

La laï­ci­té est aus­si pré­cieuse qu’in­dis­pen­sable mais elle révèle, divi­ni­sée dans une socié­té sécu­la­ri­sée, ce qu’est la gauche lors­qu’elle a ven­du le socia­lisme : l’ar­bitre de com­bats de pou­laillers. Quand la gauche retourne sa veste pour l’of­frir aux orga­ni­sa­tions patro­nales et brade la lutte des classes au mieux-disant, il ne reste à nos néo-répu­bli­cains que le « dis­cours laï­ciste fré­né­tique20 » (Emmanuel Todd) afin de leur don­ner l’illu­sion de se battre encore un peu (le laï­cisme étant à la laï­ci­té ce que la crise de foie est au cho­co­lat). Ainsi que l’é­non­çait l’é­cri­vain com­mu­niste Dionys Mascolo, les répu­bli­cains de gauche laï­cistes se mon­traient le plus sou­vent, sur le ter­rain, bien moins socia­listes que les chré­tiens sociaux qui fer­raillaient, eux, contre « le régime social dont s’ac­com­modent très bien les hommes de gauche21 ». Tout enne­mi de la laï­ci­té est un enne­mi, à l’é­vi­dence, mais tous ses amis s’a­vèrent loin d’être les nôtres. « Tout en don­nant la pré­fé­rence à la répu­blique, nous sommes néan­moins for­cés de recon­naître et de pro­cla­mer que, quelle que soit d’ailleurs la forme du gou­ver­ne­ment, tant que par suite de l’inégalité héré­di­taire des occu­pa­tions, des for­tunes, de l’instruction et des droits, la socié­té humaine res­te­ra par­ta­gée en classes dif­fé­rentes, il y aura tou­jours le gou­ver­ne­ment exclu­sif et l’exploitation inévi­table des majo­ri­tés par les mino­ri­tés22 », nota le liber­taire russe Bakounine. Le reste n’est que bavar­dage entre gens de bonne com­pa­gnie.

Le phi­lo­sophe Daniel Bensaïd nota à ce pro­pos : « La République des répu­bli­cains démo­crates, sans peur et sans reproche, est un conte­nant sans conte­nu. […] La République ne vit que de la source conti­nuée de la révo­lu­tion, de sa per­ma­nence. Sinon, c’est une République arrê­tée, épui­sée, qui conserve sans rien créer, qui se des­sèche et dépé­rit23. » Bensaïd, encore : « La République mini­ma­liste et consen­suelle, c’est la force de la loi sans sa légi­ti­mi­té. La République sociale, qui nouait le pas­sé et l’avenir, était autre­ment ambi­tieuse24» Bensaïd, tou­jours : « Il n’y a pas la République, il y a des répu­bliques. Il n’y a pas la France, mais des France. Pas seule­ment deux, celle de Londres et celle de Vichy, mais bien davan­tage : celles aus­si de Gurs et du Vernet, de l’Affiche rouge et du Vercors. Depuis juin 1848, la République sans adjec­tif ne suf­fit plus. On éprou­va alors le besoin de la défi­nir : la « République sociale », c’est la « République inache­vée », pseu­do­nyme de la « révo­lu­tion en per­ma­nence » dont on com­men­çait à par­ler en 1830. Sans cette fidé­li­té à l’événement fon­da­teur, la République s’installe, s’accommode et dépé­rit25. » Contractons le pro­pos ben­saï­dien : la République est révo­lu­tion­naire ou n’est rien.

Affiche du Printemps répu­bli­cain

L’économiste Frédéric Lordon s’est récem­ment sai­si du flam­beau dans les colonnes du Monde diplo­ma­tique. « La répu­blique bour­geoise n’épuise pas la République. Car si l’histoire a ample­ment mon­tré ce dont la pre­mière était capable, elle a aus­si lais­sé entre­voir une autre forme pos­sible pour la seconde : la répu­blique sociale, la vraie pro­messe de la répu­blique géné­rale. […] La répu­blique sociale, c’est la démo­cra­tie totale26. » Un appel comme un défi, en cette époque sor­dide où les défaites empiètent aisé­ment sur les espoirs. Tendons une der­nière fois l’o­reille et le futur dira ce qu’il en est de la main : Marx aimait la République à condi­tion qu’elle n’im­pli­quât pas seule­ment l’a­bo­li­tion de la monar­chie mais celle « de la domi­na­tion de classe elle-même27 ». Nous ne négo­cie­rons qu’à cette seule condi­tion. Mais il fau­dra plus que des mots pour redon­ner à la République le rouge qui cruel­le­ment manque à ses joues — un miracle ? Préférons une révolte.


REBONDS

☰ Lire notre entre­tien avec Radia Bakkouch : « La laï­ci­té demeure mal com­prise », mars 2016
☰ Lire notre article « Droite & gauche : le couple des pri­vi­lé­giés », Émile Carme, février 2016
☰ Lire notre texte « Victor Hugo, la grande prose de la révolte », Alain Badiou, juin 2015
☰ Lire notre entre­tien avec Philippe Marlière : « La République est un consen­sus mou », juin 2015
☰ Lire notre article « Blanqui et Bensaïd : l’Histoire ouverte », Émile Carme, mai 2015
☰ Lire notre semaine thé­ma­tique consa­crée à Daniel Bensaïd, avril-mai 2015
☰ Lire notre article « Tuer pour civi­li­ser : au cœur du colo­nia­lisme », Alain Ruscio, novembre 2014

  1.  P.-J. Proudhon, Qu’est-ce que la pro­prié­té ?, The British Library, 1840, p. 228.
  2. M. Bakounine, Fédéralisme, socia­lisme et anti­théo­lo­gisme, P.-V. Stock (Bibliothèque socio­lo­gique, N° 4, tome I), 1895, p. 46.
  3. Twitt du compte Printemps répu­bli­cain, 20 mars 2016.
  4. Cité par M. Perrot, J. Rougerie et C. Latta, La Commune de 1871, uni­ver­si­té de Saint-Etienne, 2004, p. 39.
  5. « Manifeste pour un Printemps républicain », 2016.
  6. Selon le mot de la maire pari­sienne Frédérique Calandra.
  7. A. Blanqui, Maintenant, il faut des armes, La Fabrique, 2007, p. 108.
  8. G. Lefrançais, Souvenirs d’un révo­lu­tion­naire, tome second, Ressouvenances, 2009, pp. 600–604.
  9.  F. Engels, Neue Rheinische Zeitung, 28 juin 1848, n° 28, p. 1.
  10.  P. Kropotkine, La Commune, L’Altiplano, 2008, p. 34.
  11. Sous la direc­tion de M. Ferro, Le Livre noir du colo­nia­lisme, Hachette|Pluriel, 2008, p. 473.
  12.  F. Furet, Jules Ferry, fon­da­teur de la République, École des hautes études en sciences sociales, 1985.
  13. Y. Benot, Massacres colo­niaux – 1944–1950 : la IVe République et la mise au pas des colo­nies fran­çaises, La Découverte, 2013.
  14. La Grande lutte des tra­vailleurs, docu­men­taire réa­li­sé par La Fédération des tra­vailleurs du sous-sol et la CGT, en 1948.
  15. R. Guiart, « La vie et la mort d’un héros kanak : Éloi Machoro », Journal de la Société des océa­nistes, volume 92, n°1, p. 37.
  16. V. Nouzille, Les Tueurs de la République, Fayard, 2015, « Introduction ».
  17. « La boîte à outils du trai­té de Lisbonne, par Valéry Giscard d’Estaing », Le Monde, 26 octobre 2007.
  18. R. Debray, Que vive la République, Odile Jacob, 1988, p. 13.
  19. Cité par M. Ragon, Georges & Louise, Albin Michel|Livre de poche, 2002, p. 80.
  20. E. Todd, Sociologie d’une crise reli­gieuse, Éditions du Seuil, 2016, p. 228.
  21.  D. Mascolo, Sur le sens et l’usage du mot « gauche », Lignes, 2011, p. 23.
  22. M. Bakounine, Fédéralisme, socia­lisme et anti­théo­lo­gisme, op. cit., p. 174.
  23. D. Bensaïd, « Républicains encore un effort », Lignes, n° 37, mai 1999.
  24. Ibid.
  25. D. Bensaïd, Lionel, qu’as-tu fait de notre vic­toire ?, Albin Michel, 1998.
  26. F. Lordon, « Pour la répu­blique sociale », Le Monde diplo­ma­tique, mars 2016.
  27. K. Marx, La Commune de Paris, Le Temps des cerises, 2013, p. 45.
Émile Carme
Émile Carme

Découvrir d'autres articles de



Abonnez-vous ! Chaque numéro papier, autonome du site Internet, propose des articles inédits.

Notre huitième numéro est disponible en librairie et en ligne ! Chaque numéro papier, autonome du site Internet, propose des articles inédits.

Au sommaire :
Julien, une vie française (Léon Mazas) ▽ Marseille sous les décombres (Maya Mihindou) ▽ Rencontre avec Charles Piaget ▽ La gauche face à la technique (avec François Jarrige et Alex Williams) ▽ Athènes, lignes de front (Rosa Moussaoui) ▽ Les violences sexuelles au travail (Mélanie Simon-Franza, Stéphane Simard-Fernandez) ▽ Les animaux luttent aussi (Frédéric Côté-Boudreau) ▽ Nouvelles de l'Amassada (Roméo Bondon et Jules Gras) ▽ De l'esclavage à la coopération : chronique de la dépendance (Saïd Bouamama) ▽ Un portrait de Joris Evens (Thibauld Weiler) ▽ Au nouveau Tchangarey, Niger (Adam Elhadj Saidi Aboubacar et Marie Detemple) ▽ La dernière toile (Adeline Baldacchino) ▽ « Exit la terre » (Seyhmus Dagtekin)

Nous sommes un collectif entièrement militant et bénévole, qui refuse la publicité en ligne et papier. Vous pouvez nous soutenir (frais, matériel, reportages, etc.) par un don ponctuel ou régulier.