Memento

Plus qu'une archive, un appel à la liberté de penser. Et plus encore lorsque l'on se réclame du socialisme : celui-ci « ne peut grandir dans l'ordre intellectuel que par la recherche, la lutte des idées ».

Voici enfin, sur Internet, les dernières paroles du poète qui, un jour, écrivit : « J’aime la vie férocement, si éperdument qu'il ne peut rien m'arriver de bien, comment cela finira, je ne sais pas. »

La guerre ensanglante l'Algérie et la France depuis six ans maintenant. Jean Sénac, fils de pieds-noirs engagé aux côtés des indépendantistes algériens, écrit cette lettre à son fils adoptif, Jacques Miel, en décembre 1961.